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Les écueils de la traduction d'une langue littéraire traversée par l'écriture
Altimir, Mercè (Universitat Autònoma de Barcelona)

Data: 2013
Resum: Inspirée par les références de Jacques Lacan à la langue japonaise tout au long du Séminaire XVIII: D’un discours qui ne serait du semblant (1970-1971), nous avons tenté d’articuler certaines de ses idées relatives à la nature de la langue et de l’écriture avec notre expérience de la traduction d’un récit en japonais: Takekurabe (1895-1896) d’Ichiyô Higuchi. Au début des années 70, Lacan s’éloigne du modèle structural, caractéristique des premières années de son enseignement, et propose les notions de lettre et d’écrit. La référence largement privilégiée au signifiant est devenue insuffisante pour rendre compte de l’expérience de la psychanalyse et les nouvelles références à la littéralité visent à éviter au lecteur le piège de l’interprétation sans nuances, trop facile ou évidente. Pour le psychanalyste français, la littéralité – même quand il s’agit de la langue commune – devient la qualité la plus remarquable de la dimension du langage propre à l’homme. La langue japonaise, dans l’usage très particulier qu’elle fait de l’écriture chinoise, lui sert dans sa réflexion sur l’importance de l’écrit comme agent perturbateur de l’immédiateté trompeuse, fournie par la compréhension. L’écriture introduit alors la possibilité d’analyser la langue du texte au-delà de sa signification superficielle.
Resum: Jacques Lacan’s references to Japanese in the course of his Séminaire livre XVIII: D’un discours qui ne serait du semblant (1970-1971) have inspired me to relate some of the notions he develops (those dealing with the nature of language and writing) to my experience with the translation of a literary text written in Japanese: Takekurabe (1895-1896)by Ichiyô Higuchi. During this period Lacan distances himself from the structural model characterizing the first years of his teachings, and proposes the concepts of letter and writing. The recourse to the signifier no longer suffices to explain the experience of psychoanalysis, and the aim of the new literal references is to stop the reader from falling into the trap of an unnuanced, too-easy or obvious interpretation. In Lacan’s hands, literariness – even when dealing with everyday speech – has become the most relevant quality in the dimension of man’s language. Because of the very particular use that Japanese makes of Chinese script, he is able to use it as a basis for his reflections on the importance of writing as an element which disturbs the deceptive immediacy provided by understanding. Writing, then, offers the possibility of analyzing the language of the text beyond its superficial meaning.
Drets: Tots els drets reservats.
Llengua: Francès
Document: article ; recerca ; publishedVersion
Matèria: Ichiyô Higuchi ; Lettre ; Langue japonaise ; Littéraire ; Jacques Lacan ; Letter ; Japanese language ; Literary
Publicat a: Meta : journal des traducteurs, Vol. 58, núm. 3 (2013) , ISSN 0026-0452

DOI: 10.7202/1025052ar


15 p, 725.1 KB

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