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"Qanat(s)" a Al-Andalus
Barceló, Miquel 1939- (Universitat Autònoma de Barcelona. Departament de Ciències de l'Antiguitat i de l'Edat Mitjana)

Data: 1983
Resum: Les deux études les plus récentes sur la technique du qanat -prise d'eaux souterraines au moyen de galeries de drainage- et sa diffusion partout, s'accordent sur le traitement extraordinairement sommaire de l'expansion de cette technique à al-Andalous. Le fait de compter seulement sur un travail monographique -celui de J. Oliver Asín (1952) sur Madrid- et sur quelques informations sur les "mines" d'eau Catalanes obligeait, à la rigueur, soit J. Humlum (1965) soit H. Goblot (1979) à ètre prudemment concis. Il semblait quand méme exister la conviction que, malgré le manque de données -documentales et archéologiques- al-Andalous avait été une zone de diffusion de la technique du qanat. T. F. Glick (1970 et 1979) ose parler de l'hydraulique comme étant un trait social spécifique et fondamental de l'histoire d'al- Andalous, sans en fournir d'ailleurs aucune donnée nouvelle et précise qui lui permette de l'affirmer. Il semblait d'ailleurs que depuis al-Andalous la technique a été diffusée au hawz de Marrakush, vers 501/1107, quand l' amir almoravide 'Ali b. Yusuf a chargé l'ingénieur andalousi 'Abd Alliah b. Yunus de l'organisation hydraulique de la région, comme c'est écrit dans un texte d'al-Idrisi. Mais P. Pascon (1977) signale que la technique était déjà connue depuis longtemps dans tout le Sahara Occidental et que 'Abd Allah pouvait difficilement introduire ce qui était déjà connu juste au Sud de Marrakush. On apporte, pour la première fois, deux textes arabes du III/IXème siècle et du V/Xlème siècle qui permettent de conclure sans équivoque que la technique du qanat était connue à al-Andalous le 136/753-754 et qu'elle était à la portée des qawm(s) (clans) arabes et, très tot, possiblement des berberès. On a aussi constaté l'existence de trois termes techniques pour nommer le mème procédé de captage d'eaux souterraines: qanat, khattara (c'est une lecture hypothétique du texte) et majra. On a aussi prouvé que, justement dans la meilleure description existant pour le moment sur la construction d'un qanat (le texte du V/XIème siècle d'Ibn Hayyan), on n'utilise pas de terme particulier pour identifier la construction des galeries sauf, bien entendu, celui même de galerie (surub). Il semble aussi prouvée l'hypothèse suggérée en 1980 par l'auteur selon laquelle le toponyrne Qanit, documenté à Cordoue, près de Ronda et à Majorque, ést une forme Qanat modifiée par l'imala, ou palatalisation extrème du phonème vocalique. La preuve de l'existence de galeries de captage à Cañete la Real et à Canet (Majorque) ainsi que la certitude raisonnable qu'il y en a eu aussi à Cañete de las Torres a été fondamental pour pouvoir poursuivre la recherche avec une plus grande assurance. Il faut cependant avertir que, en ayant détecté que les termes qanat et khattara peuvent avoir le sens de canal et de puits de cigogne respectivement dans la partie Orientale d'al-Andalous, il faut faire attention étant donné que les toponymes dérivés de qanat et khattara peuvent ne pas indiquer l'existence de captage d'eaux souterraines. Il reste, finalement, la question des "mines" d'eau Occitanes et Catalanes, qui a été simplement notée, et on suggère une exploration des "canets" qui s'étendent de Fréjus jusqu'au Maresme en Catalogne.
Resum: The two most recent studies of the qanat technique (the obtaiment of subterranean water by means of underground drainages channels), and the widespread diffusion of the technique coincide in an extraordinarily precise description of the expansion of the technique in al-Andalus. The availability of only one monographic study (that of J. Oliver Asin on Madrid, 1952), and a certain amount of information about water (mines. in Catalonia obliged both J. Humlum (1965) and H. Goblet (1979) to be prudently concise. Nevertheless, despite the limited documental and archeological evidence available, they appeared to be convinced that al-Andalus had been a zone of diffusion of the qanat technique. T. F. Glick (1970 and 1979), without adding any significant new information as proof, ventures to refer to hydraulic explotation as a specific and fundamental part of the social fabric in the history of al-Andalus. It appears, moreover, that the technique was conveyed from al-Andalus to the hawz of Marrakush round about 501/1107, when the almoravit 'Amir 'Ali b. Yusuf commissioned the Andalusian engineer, 'Abd Allah b. Yunus to design the hydraulic network for the zone, according to a text by Al-Idrisi. However, P. Pascon (1977) points out that the technique was practised a long time previous throughout the Western Sahara, and that it is unlikely that 'Abd Allah could have introduced it, bearing in mind that it was already known. A major original contribution is the inclusion of two III/IX and V/XI century Arab texts, which provide conclusive proof that the qanat technique was known in al-Andalus in 136/753-754, and that it was used by Arab qawm(s) (clans), and possibly also by the Berbers shortly afterwards. They also revealed the existence of three technical terms to identify the same process of collection of subterranean water: qanat, khattara (in a hypothetical reading of a text) and majra. In fact, it has also been proved that in the best description of the construction of a qanat available until the present (Ibn Hayyan's V/XI century text) no specific vocabulary is introduced to refer to the construction of underground channels except, of course, the word tunnel or gallery (surübj). These writings also seem to confirm the author's 1980 hypothesis, that the place-name Qanït. documented at Cordoba, near Ronda and in Mallorca, is a form of Qanat, modified by the imala, or excessive palatization of the vocal sound. Evidence of the existence of collection galleries at Cañete la Real and Canet (Mallorca), together with their almost certain existence at Cañete de las Torres, has been fundamental to the contribution of research with a certain degree of confidence. It should be pointed out, however, that it has been demostrated that the terms qanat and khattara could also signify canal and well, respectively, in the eastern part of al-Andalus; therefore it should be taken into account that place-names derived from qanat or khattara do not necessarily indicate the existence of subterranean water. Finally, rnention is made of the question of water "mines" in Southern France and Catalonia; and exploration of the "canets" situated between Fréjus and the Maresme is recommended.
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Llengua: Català.
Document: Article ; recerca ; article ; publishedVersion
Matèria: Mines ; Galeries de drenatge
Publicat a: Documents d'anàlisi geogràfica, N. 2 (1983) p. 3-22, ISSN 0212-1573

Adreça alternativa: http://www.raco.cat/index.php/DocumentsAnalisi/article/view/41295


18 p, 540.7 KB

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