CIIAPITRE V i l En J 648, Velazquez entreprit, par ordre du roi, un second voyage en Italíe ; il s'agissait de reunir des oeu- vres rt'art, en partie pour les palais royaux, en partie ponr I'Acadómie que Philippe voulait ítahlir h Madrid. Les instructions du roi étaient d'acquérir tout ce qui se- r¡üt ¡L vendré, et tout ce que Velazquez trouverait digne (1'iHrc acheté; c'étaít montrer autant de goflt pour les arta que de ranfiance dans l'artiste. S'éloignant de Ma- drid, au mois de novemhre, ot accompaguój comme d'habitude, par son fidéle Pareja, Velazquez traversa la j Sierra-Morena, et alia s'cmbarquer á Malaga. II se joi- ' gnit íi la suite du duc de Naxcra et Maqne3a~ don Jayme Manuel de Cárdenas, qui se rendait á Trente, afin de re- ce vmr rarchiduchesse Marianne, qui allait devenir la se~ conde femme de Phílippe IV. lis partirent le 2 janvier Í649, mais ils furent tellement contraríes par les \ents contraires, qu'ils ne díbarquerent a G6nes que le H fé- vrier '. Velazquez passa quelques joiirs k jouir de la 1 II. Mascareñas : Viage de la Reyna doña Mariana de Amlria hasta Madrid desde Viena, Madrid, 1650, in-4\ iiit* de la situation de cette \ille, a parcourir ses cn- virons, a visiter les églises et les palais. Ce fut dans ees ons, mptueuses demeures, surmontées de terrasses, oü so , faisaient sentir les brises délicieuses qui ridaient la sur- j face azurée de la mer, ce fut chez ees nobles qui avaient aecueilli avec tant d'empressement son ami Rubcns, que l'artiste espagnol put étudier les ceuvres de van Dyck, qui, trente anw auparavant, avait recu l'hospitalité ciiez les Balfai et chez les Spinola. A cette époque, Genes n'était point dópourvue d'ar- tisteü hábiles. Gastiglioneje Vieujt, recommandable par son activité et par la varíete de ses talents, ajoutait cha- qucjourásarópiítation, en multipliant les tableaux d'au- tel, les ótudes d'animaux, les sujets empruntés a, l'his- toire classique'. Del'écolede Strozzi, capucin réfractairc, plus connu sous ¡e nom de ii Prete Gen&vese+Mait sorti Giuvanni Ferrari, qui, dans la représentation des sujets piciix, surpassa son mattre", tandis que son éléi^^jljio- vanni C a r b ó n ^ exécutait des portraits qui rappelaient la maniere de van Dyck ' . Velazquez visita ensuite Milán, oü il n'avait jamáis paru encoré. U y trouva l'école lumbarde faiblement re- prtísentée par Ercole Procaccini, le dornier d'une race qui avait produit des peintres pendant cinq générations. Mais la galerie Borromóe, riche en productions plus an- ciennes, était la pour instruiré et charmer l'artiste, et il put admirer la Cene de Líonard de Vinci, dans le ré- 1 Sopratli, Piltori genoveti, p. 223. ' ¡l fróquents s^jours a Rome et qui peignait avec facilitó et, grandcur, i;t le mélancolique Carlq Polce, qui, de méme que les vieux et sévéres maltres, se consa- crait ;i des sujets de piétó, qu'il représentait aveo cette fadeur de style qui le distingue parmi les peintres mo- (Ic'.rnes. SiftfejIJS^-HflSil. ^* a " •> ^ c e t t e Apoque, au ser- vico du grand-duc, et il put engager Velazquez a assister á qiidqucs-iines des representations dramatiques qu'il dimiwit, cliez lui, et qui attiraient les beaux esprits et !es nubles dr, Flnrencc, avides de semblables passe- temps. Traversant Home, l'Kspagnul se rendit rapidement h Naidfis; ü trouva ce royaume & peine sorti de la liévre IH'I I'íivaieiit jeté Masaniello et le duc de Guise, mais k fíuwison s'opérait grAce au traitemont énergíque qu'em- ployait le comte d'Oñate, le plus vigoureux des vice-rois, le plus inflexible des módecins politiques'. L'homme d'État ñt le meilleur aecueü á Partiste, objet des re- commandations spéciales du roi. Apres avoir renouveló ciiiiuaissance avec Ribera, qui jouissait encoré de la l'a- veur du vice-roi, et qui marchait, a Naples, á la tete de Imis les artistes, Velazquez retourna á Rome. Le pape rtígnant alora, Innocent X, Giovanni Battista ^anfili, préfórait sa Mbliothéque & ses gaíeries, et telle «tait s¡i [líissiim de liibliopliile, qu'on l'accusait^lorsqu'il t'tail c¡inliiiiil, dr iliorflier ;i dórober ce qu'il ne pouvait 1 Mimuires fie Illinlop, t. 1, p. 478. VELASO.UEZ F,T 8ES (1ÍHVHKS. J41 aclietcr '. II protégeait cependant les arts, ex i] fut l'iin Hfis i;inq papes qui cajolérent Beniin ; il l'employa ít U'rrainer u» travail aéculaTre, en élevant la belle colon- nade de Saint-Picrrc. Lorsque Velai-quez arriva a Rome, h: pontifc lui accorda une audience, et il lui ordonna de peinare son portrait. L'ceuvre fut accomplie a. l'entiére satisfaction de Sa Saintetó, qui fit don h l'artiste chine • haítie d'or et d'une módaille de méme metal. Le Saint-Pere avait des traíts communs, une expre*- sion de mauvaise humeur ; il fut, peut-fitre, le plus laid de tous les successeurs de saint Pierre a ; l'artiste le re- presenta assis dans son fauteuil, et le succés fut le méme que celui qu'avait obtenu l'image de l'amiral Pareja 8 , s'il faut s'en rapporter a la tradition, qui afflrme qu'un fhnmbellan, ayant apercu le portrait a travers une porte entr'ouverte, recommanda aux personnes qui étaient avee lui de parler a voix bassej parce que Sa Saintefé se trouvait dans la piéce voisine. Velazquez cxícuta plu- sieiirs copies de ce portrait; il en apporta une en Espa- ; gne, L'original est probablement le tableau que possedc ; 1 llisracli, Cwrwtitk de la httéralure, nouvclle sóric [3 vnl. in-8% 1824), t. III, p. 11. a $w f;iTnL'mis dans lo conclave oú il fut é)u alléguaiciil la volffarití'i (Jes traits de Panfili comrne une raison de nature ú em- pídier qu'il fút choisi pour le pére des íideles. II se rendait justice, car Olyrapia Maldachini lui ayant presenté un neveu dv. manvaisf; mine, il d i t : « Que je ne revoic jamáis ce manant; il est «•nr.orft plus laid et plus grossiiT que moi. n II en fit cependant un cardinal, Voir YHitloire de donna Olywpia Maldackini, traduite de l'iüdicu tic l'abbé fiualdi. Luyde, 1666, in-12, ]'. 29 ül 7T, 1 Vnir paRH HB. (4-2 VELAZQÜE?. ET SES IFXVHE9. la famille Pampliili, au palais Pampliili-Doria, á Ronie ; une belle répétition fait partj_e de la galerie du duc de Wellington. Velazquez peignit aussi le cardinal l'aníili, neveu du pape; donna Olympia, belle-sceur du p a p e 1 ; pltisieurs personnages de la coiir pápale, et une dame que Palomino appelle Plaminia Trinnfl ct rtont il vante le taiont pour la peinture. Avant d'entpeprendre le portrait du pape, il avaitfait, pour s'exercer lamain, celui de son serviteur Pareja; cette toile circula dans les ateliers, et causa tant de plaisir, que l'ólection do Velazquez comme membre de l'Académie de Saint-Luc fut décidée. Le portrait de Pareja (et c'est peut-étre lo bel ouvrage qui est aujourd'hui chez lord Radnor, au chutean de Lnng- ford) fut exposií au Pantlióon, avec les productions drs autres artistes, le jour de la féte de saint Joseph, et il recait dea applaudissements unánimes. Un FJamand, Andró-íacjimit, pcintre de paysage, qui ótait alora á Home, visita ensuite Madrid, et il put retracer, comme tómoin, ce tríomphe du pinceau castillan. Pendant son sójour á Rome (et il dura plus d'un an), Vclazquez paralt s'étre mtíé á la sociétó" plus qu'il nc I'avait fait précódenament. Le cardinal-neveu, son vicil ami, le cardinal Iíarberini, le cardinal Rospigliosi, ct uno i'oule de prínces romains, l'accablerent de p 1 I-e traductenr a supprimé ici et dans la note un des tí tres qui rattachent au pape cette donna Olympía Maldachini. II y a dans li; teste de M. Stirling, conformément a l'histoire : « Olympin, thn pope's sister-in law and mitíreit;» et dans la note : K. . . Sajinff to liis mUlre»s Olympia. n L'annotatcur decline absolument toute res- pon sabi lité de ees fantaisies de la traductron. — W. B. VELAZÜUEZ ET SES (EUVItES. 143 but ítait surtout d'acheler des tableaux, plutót que d'en faire et d'en copier : il se trouva ainsi l'objet d'un em- prcssemenl aussi vif de la part des artistes quo do cellc des grands. Bennn ot lo sculpteur Algardi étiúcnt. sjs_ ajoús, ainsi que ÑicKiTPoussin, Pietrn de Cortóle, Matteo Prote, surnommo il Calabrese. Veiazquez, ilom1 de l'art do plairc, ct d'im naturel si attachant, qu'il dí's- armait l'cmie, dut trmrver dans la sooiété romaine uno • oration continuelle. II y aurait bien du chapme a pou- voir soulcTCr le noir rideau des siécles, a suivre l'artiste dans les palais et dans les ateliers, a lo voir a cite de Glande ocoupé a peindre, ou pres d'Algardi oceupó a modoler, al'accompagner dans la somptuouso residen™ des ltentivoglio, u s'arreter avec lui dans crllr Mh- sallo oú Guido venait d'cxícuter l'admiraHo frcs.iue de ¡•Aurore, a se méler avoc lui dans le groupe qui ontou- rait Poussin se promenant, lo soir, sur la terrasse do ía Trinita déf Monta. (In no peut douter que Velazquez ne visitát et n'étu- ili/lt avec soin tous les grands monuments de la peinture qui existent a Home, mais il ost certain qu'il nc se pene- tra jamáis du génie de l'art antiquo et qu'il n'apprécia •pas ltaphael. Ses ouvrages nc laissent aucun doute a ci^t égard, et ü existe d'ailleurs un témoignage encere plus direct. Nous le trouvons dans la CmUjtJaJjmijatmn pittoresque de Marco Boschini', livre lourd et verbera, ' Venise, HÍíTn-4'. Cet ouvragt, maiírd «!• détaut», n'cst pis sans utilitú, jiarce qu'il olfre la doscription des tableau\ (¡tii exis- \ mient 1 Venise du Icmps de l'auteur, et qu'il ofTre des i]mta_tj>J «raiiliiiiues sur divers nejptrcs. I-'aúteur suppose une navjgation 144 VT.1.A7.0VE7. 1 T SKS ITXVHES. £ panégyrique ampouíé, dans lequel les plus fútiles aüYgo- ries qui aient jamáis pris naissancc dans le jardín pní- tique de Marini sont rcndues dans le dialecto vulgaire des bateliers des lagunes ; les peintres d'une époque dó- générée sont exaltes córame ótant Jes princes de l'art et places au niveau de Giorgione et de Titien. Üoschini men- tionne la visite de Velazquez a Venise et il le cite parmi les ¿minents maitres étrangers qui próféraient cettc tícole & toutes les autres. Le poíSte reconnalt d'ailleurs avec candeur que, dans ses achats pour le roi d'Espagno, h Gasüllan s'en tenait aux ceuvres des grands maitres, qu'il choisissait deux tableaux de Titien, deux de Paolo Vero- nese et l'esquisse du Paradis de Tintoret, composition qiii était pour Iui l'objet d'une admiration spócialc. Velazquez se rendit ensuite k Rome et il commanila des tableaux á plusieurs artistes vivants; Salvator Hosu Iui demanda un jour re qu'il pensait de llapTiaol; s¡i i r - ponse et la sultc de sa conversation se troiivnnt dinis l'ouvrage de Boscliini (p. S8). Lu storse el cao cirimoniosamenic, E disae: Rafael (a dirve el vero; Piasendome esser libero, e sínciero) Stago per dir, che nol me piase niente. pittorcsquB á travers le» ceuvres qui sont & Vrnise; il ruconti: h\ construction d'un vaísseau oü les di verses fonctions sont ootiíjiírs il des peintres. Les fréres Bellin et Carpaccio Cournissent le chaii- lier; Tintoret dessinc le bátíment, Giorgione applíque le gouvcr- nail, Zclotti plante le grand mát, Paria liordone est charlé de dorcr la poupe, le grand amiral est il perüittimo Titiano. La gaifcrc um: fois lancee, le poete parcourt toutes les ceuvres de l'école vénitienne et los décrit — G. B. VELAZQt'ECZ ET SES (EIIVRKS. J 4ÍJ Tatito che (reptichfe quela pcrsnna) Co'no ve piase questo gran pitor; In Italia nissun V da in l'umnr ; R Porche nu ghe donomo la corona • Don Diego repudie con tal maniera : A Venetia se trova ct bon, e'l belo; Mi dago el primo liogo a quel pénelo : Tixian XÉ quel, che porta ia bandiera. L'absence de Velazquez s'ótaít prolongue une anmV; l'Iiilippn commensa a s'impatienter; le niarquis dn La íjapillíi informa l'artiste du désir que Sa Majestó éprou- vait de revoir son envoyé, mais il fallait bien du temps ponr compléterune reunión satisi'aisaute de tableaux et "le statucs, et ce ne fut qu'en 16S1 que l'Espagnol quitta Home. II aurait voulu revenir par terre et prolonger son chomin jusqu'á París, mais Tinterminablí! guerre entre lo roi tres-ehrétien et le roi catholique se prolongeait tou- jnurs, et un pareil voyage était impossible. Be dirigeant vors le nord, Velazquez se rendit a Genes et s'y embar- '|ua, laissant derrióre lui les tnísors qu'il avaít reunís et '{ni, dóposós a Naplcs, furent transportes cu Espagne, lorsque le comte d'Oñate revint du pays qu'il avait gou- ^íiriK!. Au mois de juin 16ÍJ1, Vela/quez dtíbarquaá Bar- colnnc, qu'occupait encoré une garnison francaise et qui alluit é t r e , de la part de dun Juan d'Autrichtí, 1'objet J'iin blocua prolongó. CHAPITHE VII! A son rotour a Madrid, Velazquoz reijut, pour recom- penso des peines que lui avalt oceasionnécs son voyage, l'emploi lYapongitlaflor mayor 011 de quartier-mattre ge- neral de la maison du roi. Ce poste, qu'avaient occupé sous le régno de Philippe III les architectes Herrera et Mora, ótait uno digniti; élevée, donnant droit & des émo- Inments considerables. 9es fonctions étaient múltiples, ct quelqiics-unes d'entre ellos útaiont assez punibles. \J aposentador devait survciller les fétes publiques et exer- cer une certainc juridiction dan» l'enceinte du palais; il dovait procurer des logements au roi et h toute sa suite, lorsque Sa Majestó voyageait 1 ; c'était lui qiü placait le fauteuil du souverain et qui disposait la nappe lorsjlcs 1 1 rAvila : Orandnat de Madrid, p. 3^3; ¡m-cntatre general des rteherchei d'Eipngne, p . 163. Trouver les logcmentí nécessaires k la cour dans seB voy ages était le plus péníblc des duvoirs tic Va- posentador. Mclchior de Santa-Cruz, dans sa Florcita etpañola (Bruxclles, 1614, p. 10S),conaacrií k ees fotictiunnairesun chapitro curicux, et il rapporte diverses anecdotea qui démontrent combien il était difíicile de mettre d'accord les eüigences des nobles voya- gcur» et les répugnances des provinciaux appelús ix i'honncur de les loRer. VELAZQUEZ ET S 147 dtntirs de cérémonie; c'était lui qui remettait les deis ü tous les ñoüveáiix cíiambellans, qui rangeait les chaises dcstinées aux cardinaux et aux vice-rois lorsqu'ils ve- iiaient au baiser; il devait s'acquitter de fonctions ana- logues lorsque l'hériticr prúsomptif recevait le serment de fldélitó. Son salaire était de 3,000 ducats par an, et il portait a la ccinturc une def qui ouvrait toutes les ser- rures du palais. Velazquez eut, pour l'assister dans ses fonctions, le peintre Juan Bautista del Mazo Martínez, qui ótait deja ou qui allait devenir son gendre. II arriva k la conr assez á temps pour prendre part aux fótes du 12 juin qui célébrérent la naissance d'nne in- fante, premier enfant de la reine Marianne. Les goúts de cctte princcsse tirent que son choix se trouva dans un aocord lieureux uvec le destín qui la rendit l'ópouso de Philippe IV, s'il faut du moins regarder comme vraie l'assertiüii qu'avant qu'ií n'y eút de proposition pour ce mariage,Mariannes'ótait éprise de s o n p a r e n t , e n \ o y a n t son portrait, une ceuvre sans doute de Velazquez. Le pin- ceau lidéle du méme maitrc a souvent retrató les traits de la princesse, et il donne lieu de peuser que, du cóté de Philippe, son choix doit ótre attribué surtout a des niotifs politiquea. Les portraits de la reine Marianne mon- t.rmit qii'elíe avait hérité d é l a fameuse tévre infórieurc, ri-iin^Mu-i' ,i l a uiiiis l'Aiiíiirln' |i¡ir M a r i e d e ^ B o u r g í H -iir rt i|iñ>!li> u-iiii d u r i m - r ; I M T c\có"aTTrenteansplus l i i n l . ili-M'niir \ n i \ i ' , elle M- plniijiiait d e c e qtlft l e por- t r u i t q i i i l ' a v a i t p r c c ó d ó ü u, M a d r i d l ' a v n i t c a l o m n i ó e 1 . TI ITAulnuj, Vayogc 100. s'cn fallait liitm qii'elle eút ígalí sa devanciérc la rciim Isabellc, an point de vue des qualités de l'esprit común- a celui des graces personnelles, rnais son caractére tUuit aimable et joycux, et son rire enfantin avait, choqué par- íais son grave ópoux 1 . Le haptómn eut lien h 2" juillet, et, l'nn peut reganlfr ;> cette corétnonie córame un spécimen decelles auxquellis Vela/quez prit part. Le long des galeries de 1'Alcázar, eouvertes de tapisseries d'or et de soie, défila une longiic suite de pardes et de courtisans, se rendant a la chapulín royale ; apr&s eux \enaient lo. premier ministre don Luis de Haro, portant dans scs bras le rejeton royal, oí. I.i marraine, l'infante Marie-Thérése', qu'accompagnaionl les dames du service de la reine._Les murailles de la lnli¡i|ii' IV ct son Triirc don Garlos déployerent leur adresso au mi,,l ln javí-lot devant le prince de Galles; le roí se mesura avec Knti pRMnier ministro. Voir J. Ant. de la Peña, ítclucíon y jucip rin ruñas que el Rey, nuestro señor, d lo» vvinte y «MU de nyosli, dette presente año, Madrid, 1623, in-fol.; 2 feuillets. z LT SUS UÍÜVIIES. du miíconten temen t centre 1'aposentador raayur, lequcl n'avait pas voulu adoucir en sa faveur les exigences dt¡ I'ótiquette. — « Gomment avez-vous pu, dit le vieux cour- tisan, avoir la folio de mrjeontenter un homme pour lequeí le roí a tant d'estimc et qui converse de longues honres aw.c Sa Majestá? Allez de suite luí faire des excuses, et ne roparaissez devant moi qu'aprés vous ctre concüié son amitic. » En Í 6 ! J 6 , Veiazquez produisit son dernier grand ou- vrage, celui que les artistes en dtat d'apprécier les dif- ficultús qu'il s'eat posees et dont il a triomplié, ont procliimé son chcf-d'ceuvre. G'est le tableau connu en Espagne sons le nom de ¿as Menffla*\ lee filies d'hun- tieur. La scénc est une longue chambre dans une portion du vieux palais qu'on appelait le Quartier du prince; le sujet, c'est Veiazquez travaillant a un grand tableau qui représente la famille royale. A l'cxtréme drnitc de la cum- position, on voit le dos du chevalet et la toilc oü travaille l'artiste; derríüre, estlepeintre,tenant ses pinceaux etaa 1 « On les appelle cumme cela á cause qu'elles n'ont que des sou- licrs bas et point de_patiiis, el le roy ut la reyne ont auási"3eTriié'- niñes, qui sont cnmme les pagos en France et qui, dans le palais et iiudehorsmiime, n'ont jamáis ni chapeituni nmnteau. » (Voyaqe en Espagne, Cologtie, 1867.) Le Diccionario de l'Acaitómic royale uspa- gnole {Í72C H3Ü, 6 vol. in-fol., déflnit ainsi le mot menWT: o La . señora que desde niña entrabafisrrvir S IFI rnna en la clase deda- " mas, hasta que llegaba el tiempí, ,[,• v,,u^,- ,\^¡>\wes. Lat. Puella Regina) amela.» Les demoisollcs (^|I,I-IHI[IS. m H'-aruiissant, arri- vaicnt á l'áge de. ponerte en chapines, di; (wcnilre les patins des femmes, tout comme les jnunes Hünuiiim su rovétaícnt de la tuge virile. VELAZUIIEZ ET SEi (KUVKES. 1ÜIÍ |ial(!tte, s'arrótant pour converser ou pour observer l'eftet de son muvre. Au centre est la petite infante Marie-Mar- guoiite, prenant une tasse pleine d'eau sur un platean ([iio lui présente á genoux doña Maria Agustina Sar- miento, tille d'honneur de la reine. A gauche, une autre menina, doña Isabel de Velasco, fait une róvérence, et le imin Nicolás Pertusano et, la naine Maria Barbólo, dont nous avons deja parlé, sont au premier plan; Je petit Per- Insano pose son pied sur le dos d'un grand chien de e.hasse, q u i , méprisant cette attaque, ne sort pas du jjravd repos oü il est plongé. Quelques pas derriére ees figures, doña Marcela de Ulloa, dame d'honneur, dont le costume de deuil a un aspect monacal, et un guardadámm' s'entretiennent ensemble; ¡i l'extrómité de la chambre, une porte ouverte laisse apercevoir un escalier que remonte don Josef Nieto, \'a- pnsmtador de !a reine; prés de cette porte, un miroir Kiispondu ii la muraille reproduit les traits du roí ct de la reine, et montre ainsi qu'ils forment partie du groupc principal, quoiqu'üs soient places hors des limites du ta- lilcau. L'appartement est decoré de tableaux que Palo- mino sígnale comme des aauvres de Rubens; il est éclairé par trois croisées dans la muraille de gauche et par une pnrte ouverte á l'extróraitó; tout artiste comprendra aus- sitót quelles difficultés résultent de cet arrangement. Ja- máis on n'a raieux que dans ce tableau atteint la por- Icction do l'art qui cache l'art. Velazquez semble avoir devaneé la découverte de Daguerre, et, prenant un groupe 1 Officier qui se Uiiiuit ti cheval k cótá de lii vojtiirc de.s danifs, du la reine et qui présidait k leurs audiences. lili VELAZQl'EJÍ ET SUS (KÜVIiES. rónni dans uno chamhre, il l'a, córame par magie, trans- portó á jamáis sur sa toile. La petite infante, aux blonds chevcui, est uno cliarmante étude d'enfant; avec la levro pendante et les joues rebondies de la femille d'Autrichc, elle a le teint frais et de jolis yeux hleus; elle annonce une hcautó* qui lui manqua lorsqu'clle fut devenue impé- ratrice. 8es jeunes compagnes,ftgc"esde treize a quatorze ans, formcnt un gracicux contraste avec le nain qui est prcs d'elles; elles sont flirt jolies, surtout doña IsaJicUB de Velasco, qui mourut jeune, apres ayoir otóla beautó^.. la modo h Madrid', et leurs mains sont retracEéTaveo iinüTHeTícatésse toute partlculiére. Leur costume est ah- surde; la taille est cachíe par de longs corsets fort roides et par ees immenses cerceaux qit'on portait alors; le guardainfante, ce panler ovale, particulier á I'Espagne, exercait fe cette époque un empire absolu; la robo d'une douairiérc aurait recouvert le tonneau de Heidelbertí, *& la science de Velazquez dut s'incliner devant les sottes inventions d'iine couturi6rc. Le bon ct majestueux chieu, qui s'étend a son aise et ouvre íi peine ses yeux endor- mis, est admirablement reproduit; il semble un desecn- dant de cetto royale race canine que Titien a immortalisée on la faisant flgurer dans les portraita de Charlcs-Qitint et desonfils. IJC peintre portea la ceinture la cleftoute-piiis- salite quiétaitle gage de s a c h a r l e , et sur sapoitrine tombo la croix rouge de Saint-Jacques. Oti dit que Philippü IV, qui venait chaqué jour avee la reine pour voir le tabican, observa, lorsqu'il fut terminó, qu'il y mnnquail. qwlqim 1 KUe mourut cu ÍÜÜIÍ. Voyaije en Espagne, P a r í s , 1009, ¡ii-l", p. 280. VKLAZQ1JEZ ET BES (TÍUVHES, ií¡." cliose, ct, prcnant la hrosse, it traga de sa main royalo lea insignes do l'ordre qu'il conférait á l'artistc, se ser- vant ainsi, pour donner l'accolade, d'une arme inusitée dans la chevalerie. Gette tradition, qu'on aimo a croire i'umlóe, n'cst pas absolumenf, détruite par le fait que ce no. fut que trois ans plus tard que Velazquez fut in\esti de l'ordre de SainUlacques. II falliiit, qu'iin noúveau che- valicr justiíiat d'une IOIIÍÍIN1 i:Hn'ul(ií;iñ i't se sourntt k bien des formalittfs sur lrM|iirllr:- im-siit. un raí dans son. enthousiasme pnur le talouf di1 l'arfislo, mais qui pou- vaitiiit arríter pendant des aunóos un collúge héraldiqiie. Lorsque CharlesII montra les Meninas k LucaGiordano, cepeintre s'écria,dans un transportdeplaisir e t d ' a d m i - ration, que c'était la Thcologie ou l'Évangile de la pein- t u r e ; cette expression fut du goút d'une époquo qui airaait de pareils concetti, et elle est encoré employóe en Es- pagne pour désigner ce chef-d'oeuvre, dont la galerie de M. Banks, á Kingston Lacy (dans le comtó de. Dorset), possede une helle répétition; l'esquisse origínalo était, au commencement du siécle, dans les maíns d'un poete distingué qui fnt aussi un homme d'Etat. remarquable, JoveJlanos1. Velazquez íit, comme de juste, plusieurs pnrtraits de la reine Marianne. Les lévres ct les jones de cette prin- cesso ont l'ampleur habituelle k la dynastie d'Autríche; 1 M. Waagen, Treature* of Art, t. IV, p. .181, parle de la toile (jiii' possede M. Banks; lV-sprit et la liberté qui y régnent, le ton (liílicat ct argentin, luí par.iissont devoir Taire ¿cárter la siippnsition que c'est une copie; peut-ctve est-cc resquisse que possódait Jotel- lanos. — G. B. IHti \-y.L,\7,Q\V,7, El1 Stífi «KUVltES. elle, offre une ressemblance marquée avec son consin el m¡irí; sos yeux, comme les siens, indiquent un certain manque d'intelligence; elle ótait, d'ailleurs, d'liumeur cn- jou¿e, et elle riait outre mesure des saillies et des gri- maces du fon de la cour; le roi la reprenait et lui disait que de tels éclats de gaietó ótaient au-dessous de la dignité d'une reine d'Espagne; mais elle rópondait na'ivement qu'clle ne pouvait se reteñir et qu'il fallait éloigner le finí si l'on ne vuulait pas qu'il la fit r i r e ' . Velazquez ne s'est pmnt hasardé a peindre sa souveraine dans ees moments d'abandon; son pinceau ne lui a méme donnó qu'une expression un peu triste et ennuyóe. Elle faisait aussi grand usage du rouge, mais elle ne l'appliquait pas aiec lo suvoir artistiqíio d'Isabelle *. Ce qu'elle avait de plus beau, cYstait sa longuc et blonde chevelure, qii'eile cou- \rait de rubans rouges et de plumea, qu'elle faijonnait, d'aprés les modes du jour les plus exagérées, jusqu'a r,e que cette tete jeune et frivole eút acquis la dimensión monstrueuse de ses enormes paniers. Un des portraits que peignit Velazquez, et qui est au Musóe de Madrid, atteste ees extravagances. Un autre la montre á gerionx, en priísres dans son oratoíre, en grande toilette, fardalais 011 couvent qu'avait elevé Philippe II; il en dressa un catalogue indiquant l'endroit ofi ótait chaqué tableau, son anteur, son histoire, son méritc ; ce travail, qui servit sans doute de guide au moine Francisco de los Santos, Inrsqu'il rédigea sa description de l'Escuríal, SP tromc peiit-étre encoré dans les archives royales. 1 O'est un des tableaut les plus populaires de la ^alerie du Lou- Tro, un de ceux apres lesquels s'acharnent les copistas. 1 I-es GO, a l'nccasion du mariage du roi de Franco, avec I'iti- fante Marie-Thórése; on clioisit l'lle des Faiaans sur la Hidassoa, morceau de Ierre que les Francais regardaient comino neutre, tandis que les Espagnols le reclamaient cu alléguant que c'ótait une dóviation survenue dans le courant du fleuve qui l'avait sóparó des Étata de l>elage. Les eanx ont peu a peu rongó l'lle, qui ne laisse guare matiere a une discussion entre des rivaux, et le voyagnir, en tra\ersant le pont qui joiot la France et l'Espagnu, n'a sous les yeus qu'un fort petit espace couvert de ro- seaux; c'est tout ce qui reste d'une des lies les plus intó- ressantes que renferme l'Europe. L a , Louis X I , les pochos do son hahit de gros drap rcmpi¿ss He pfi*Kc:¡ d'or, d r a d a les affaires de Henri IV de Castillo et gagnn los üúijLcE4ta«ft^HÍ;"éÓ»vwta d'&qffes d'or, \inrcn£ a sa ren- coutre. G'est lá que Francois I " , quittantle pays oü il avait étó captif, embrassa ses fus qui se rendaient en Es- pagne comme garants de la bonne foi avec laquelle il observerait un traite" qu'il était en son cceur tres-decida ü roraprn; c'ftst la qu'il proposa a Charles V de fixer le rendez-vous pour un combat síngulier. C'est la qu'Isa- belle de Valois re^ut les preraiers hommages de ses su- jets castillans, et, quelques mois plus tard, elle y lit en pleurant ses derniers adieux k ses fréros et a la Frauw. ll'est la qu'Annc d'Autriche et Isabelle de liourbon se . rencontrérent en se rendant a leurs trónes respectifs •# ; J q^ielques raois auparavant, Jules de Mazarin et Louis de Haro y avaient melé leurs larmes íeintes * et pratiqui' toutesles ünesses de la diplomatie, pour arriver a. la (ion- Rliiston d« fameux traite des Pyrénées. 1 En s'abordant pour la premiére fois, tus deux vieux ¡ntriganis u se jetórent dans les bras 1'UD de l'autre avec tant de tendresse ot d'aflection, que leurs lavmes matquoient le contentemenl et la joie de leurs cceurs. » (Hitloire du traite, p. 43.) L'historien ajoute que IGS iaquaia, qui habituellement sont en Francfl d'unc ¡malenco ex- treme, íurent saisis de Vétnotion 1^ plus protonde ut sv. comportó- rent avec une reserve parfaite. VEUZOUEZ ET SES (EUVHES. 161 Mais la róimion des souverains catholiques et tres- ehróticns cxigeait de plus grands préparatifa, et, au mois de mars 1660, Velazquez Fut envoyú sur la frontiére, afín de surveiller la construction d'un édiüce en rappnrt avec la circonstance. II avait l'ordre de prendre la route de liurgos et de laisser dans cette ville Josef de Villareal, un de ses subordonnés, et de setransporter sur la Bidassoa, atin de diriger rinstallation du pavillon qui devait rece- voir les deux monarques et de mettre le chílteau de Fon- tarabie en ótat de loger le roi d'Espagne. Aprés avoir accompli cette tache, il était chargé d'attendre á Saint- Si'íbastien l'arrivée de la cour; le grand artiste passa deux mois tout occupó a présider & ees travaux. L'ile des Faisans avait á cette ópoque íiüO pieds de lung sur 70 de l a r g e ' . Les bátiments qu'avait fait con- struiré 1'aposentador, se composaient d'unc rangée de 1 Voir LcQnardo_¿lci,Castill() : Viage del Jfejf.nuwlj-o señor don ' Felipe IV el GrandcYla frontera de Francia; funcíone'sTealci del 1 desposorio; viitai de los reyes; juramento de la pas; y sucesos de la ida y huella de la jornada, Madrid, 1667, in-4". Co livret cu- Tisuf-i de 22 pages, conticnt d'asseí bous portraits, par Pedro de Villafranca, de Charles i l , de Philippe IV, d'Antie d'Autriche, de Louis XIV et de Vinfante Maric-Thérése, ainsi qu'unc vue des bords de la Itidassoa. La plus ¡incienne vue que j'aic jamáis rencontrée de l'ile est duns 1«: tableau ruprésentant 1'échaage des deujt reines et ' quo possiVde lord Elgin; elle j parait plus grande que dans les des- > criptions de Castillo. On voit également tette íle sur les trois mé- I dailles frappées par ordre de Louis XIV en commémoration de la j conférence, de l'entrevue des deux rois et du mariage. (MidaÜla sur íes principaux événementt du regn* de Louis le Grand, París, 1702, Col. 53, Sü et 50.) í'ai eu sous lea jeux une grande estampe rqiresentaiit l'ile et les deux bords de la riviore, gravee á París par H 162 VELAZQtEZ ET 8ES OIUVREB. pavíllons ¿levos d'nn útage ct ayant 300 picds de long. Au centre, la sallo des confórences ' é"tait flanquee de deu\ ailes, comprenant chacune quatre chambres, et ríen n'a- •vait otó nógligo" pour maintenir entre l'Espagne ct l¡i Franco la plus strietc (%alitc\ Sur chaqué facade de l'édi- fice ótait un portique, communiquant, au moyen d'une galerie couverte, avec un pont de bateaux; c'est par la que les souvcrains devaient, partant chacun de son terri- toire, avancer l'un vers l'autre. Au dedans, los apparte- raents étaient decores de ríches tapissorics reprósentant des sujets empruntós á l'liistoiro sacrée et profane; on y voyait la construction de l'archc de Noó et celle de la citó do Romulus, los aventures d'Orphóe et l'histoire de saint Paul. Les decorateurs francais, obóissant a un goüt p r o - noncó pour l'antiquité, étalérent sur leur cóté déla grande salle les exploits de 8cipion ct d'Annibal, et les Móta- Iicaulieu, ingénifiur du roí, et reproduitc plus tard sur une plus. petite Échclle. Lea I o¡fnge fait en Lipagne, en pjjríuj'^fjiií hWX*I@jJL!£*' (Arasterdam, 1690, in-12), renferment treizelolie eaux-forlcs, et Tune d'cllcs esl une voe de l'IIc de la Confcrcnce ou de la Paix (elle portait cea deux noms), prise des hauteurs de Tolosette. Oti Irouve également une esquiase de la Bidassoa et de rile dans hsVoyagei de Swinburne cnEipagne, Londres, 1779, in-1", p. 427. En 184ii,lorsquejeviscettiot, il nedépassaitgucrelagran- 'deur d'une chaloupe; ¡1 parait qu'au commencement du sieele il avait une dimensión plus considerable du double. 1 Cette salle avait 56 pieds de long sur 28 pieds de large et 22 de haut. La plus grande des piécea adjacentes avait 40 pieds de long sur 18 de large; toutes étaient hautes de 18 pieds. Les portiques avaient I Oii .pieds de long sur 28 de large. Le pont des Espagnols élait formé de neuf bateaux, celui des Francais, de quatorzo, le canal étant plus large da leur colé. (Castillo, Viage, p. 223-223.) VELAZQUEZ ET 8E9 (EIIVRES. 163 morphoses d'Ovide, tandis que les graves Espagnols dóployaient les scénes mystérienses de l'Apocalypse*. Velazquez se trouva ainsi obligé de donner son temps ct son attentinn a des travaux qui étaient du rcssort d'un tapissier ou d'un charpentier; mais ce «e fut pas encoré ce qui Tabsorba le plus. Ses fonctions ^aposen- tador Tobiigerent k procurer des logements au roi et a toute la conr, dcpuis Madrid jusqu'a la frontiere. Quoi- qu'il eút pour l'aider Villareal et Mazo Martínez, il ótait cliargú d'une besogne qui exigeait bien du temps et don- naitbeaucoup de peines, car Philippe voyageait avec u n e ^ . magnificencedigne d'un souverain asiatique. Le ISavril, \ j apres a\Toir íait son testament et aprés s'étre recommandó íi Notre-Dame d'Atocha, il quitta sa capitale, accompagrié de l'infante et suivi de trois mille cinq cents mules, de quatre-virigt-deux chevaux, de soixante-dix carrosses et de soixante-dix fqurgons & bagages. Ceux de la royale fiancée auraient seuls suffi pour une petite armée, Sa garde-robe remplissait douze malíes couvertes de velours •* cramoisi et garnies en a r g e n t ; \ i n g t malíes de maroquin conten aient son Unge, et quaranto mules portaient son argenterie de toilette et ses parfums. Elle emportait aussi une enorme reunión d'objets destines a étre donnés en prósents; dans ce nombre íiguraient deux caisses rem- plics de brosses, degantsparfumós a Tambre et d'étuis 1 Castillo nous apprcncl, p. 227, que la premicre galeric des Fran- jáis était ornee de a veyntc y dos paños de las fábulas de Sipquet y Cupido, n Le uom do Psjchú est assez étrangement défiguré, et ceci nous fait souvenir que, dans les Ditcursos de Butrón, fol. 120, on ]it Leonardo dr. fíinx, au lien de Vinci. 164 VEI.AZQÜEZ ET 8ES IKUVRES, íimoustaches' pour£on'fitturneau-frere,Ieducd'Orléans. Les grands qui accompagnaient le roí s'eflbrsaient de se surpasser les uns les aiitres par I'éclat et le nombre de leurs serviteurs. La cavalcade s'étendait sur un espace de six lieues, ct lea trompettes, qui marchaient en tete du cor- tége, passaient en sonnant sous les portes d'Alcala do He- nares oíi ótait fixée la premiére étape,_lorsque les derniers ca\al¡ers de l'arriére-garde sortaient a peine de l'enceinte de Madrid \ Le voyage enticr, par Burgos et Vittoria, ne ful, qu'une marche triomphale ct qu'une féte splendide. A (¡uadalaxara, les nobles voyageurs logérent dans le vaste palais des Mendoza; a Lerma, ils s'arretérent chez les Sandoval'j&líribiesca, chez lesVelasco. Les grands etles municipalités prodiguaient leur argenten courses detau- rcaux et en feux d'artiíice, aíin d'amuser Sa Majesté; les prélats faisaientles honneurs de leurs somptueuses catliú- drales; les abbós apportaient leurs reliques les plus véníí- róes; des feux de joie éclairaient les cimes escarpées de , Pancorvo ; lesbourgeois de Mondragon se mettaient en li- gne, en reprenant les armes que leurs peres avaient por- tees contre Pierre le Cruel; les paysans du Guipiizcoa áé- ployaient leur sauvage vigueur dans leur étrange dansc des ópóes"; le Roncevaux, le plus grand des galions, saluait 1 Bigoteras, ll'apres la déftnition du grand Diccionario de l'Aca- démie espagnole en 6 volumes in-folio (t. 1, p, 805), c'étaient des «tuis en toile fine, oíi Ton metlait les moustiiches lors([u'on était au lit, afin qii'elles SR maintinssent roides et droites; on les atta- chait aux oreillcs par Se petils rubans. — G. B. 1 11. V. de Soto: Supplcment ii l'Hittoire a'Expagne de Mariana, p. 80. » Castillo, Viage, p. (08, 120, 123. VKLAZOUEZ ET S1ÍH USUVKKS. 1ÜÜ de toute son artillerie le roi lorqu'il se montra sur les caux du Passage. Pendant les dernieres négodations, l'hilippe IV et l'infante restérent trois seraaines a Saint- Sébastien, et la table de Sa Majesté fut plus d'une fois au moment d'étre renversée par suite de l'empressement des Frangais qui venaient voir dlner le roi ', Le 2 juin, il se rendít a Fontarabie, le roí de Franco et la reine- mfere venant d'arriver a Saint-Jeande Luz. Le lendemain, l'infante penonc.a solennellement a tous les droits a la couromic d'Espagne, droits que son pctit- fils devait faire valoir avec succes; le '6, elle fut marióe íi Lotus de Haro, agissant comme représentant du roi de France; l'óvéque de Pampelune celebra la cérémonic dans l'ancienne église de Notre-üarae. Le 4, le pavillon fie Velazquez fut inauguró; il servit a une entrevue par- ticuliére entre la reine-mére, son frére, le roi d'Espagne, et sa niece. Philippe et Anne, qui ne s'étaient pas revus depuia prés de quarante ans, s'abordérent avec une af- feetion émue, mais le roi, toujours sévere sur Tétiquette, uc voulut pas que sa scBur l'embrassat. lis exprimérent leurs regrets reciproques sur la guerre qui avait si long- temps épuisé les ressources des deux États, et Philippe, constamment Bdéle a son ton sentencieus, dit que c'était une ceuvre du diablo. Pendant cette entrevue, Louis était dans une chambre voisine; lui et sa fiancóe se vi- rent pour la premiére fois en échangeant leurs regards par une porte laissée entr'ouverte a dessein. Le londe- 1 Voir, dans lesjtñnoireit.de M de Hottcvilie, uno deseription ™ animée <\a l'cntrevue des deux cours. 166 VKLAZOUEZ ET SES IEIIVRES. main, tr>us ees grands personnages se róunirent en une entrevuo solennelle; les deux rois signérent le traite, firent serment de l'observer, et il y eut ensuite une p r é - sontation ratituelle. Mazarin pre"sentait a Philippe les nobles de la cour de France, et Louis de Haro en faisait autant auprés de Louis XIV pour lesgrands d'Espagne, Les-prósents que.Louis.XÍY pf&it.íi son beau-pére, une décoration en diamants de la Toisón d'or, une bague incrustóe de brillants et d'autrcs bijoux royaux, passerent par les mains de Velazquez, qui les prósenta á son maltrc. Lo 7 juin, OH so rendit une \isite d'adiou, et Pliilippe prit pour totijours conge" de sa scBur et de sa filie. Pcndant les huit semaines que lea coura de France et d'Espagne passérent sur la Bidassoa, la frontiere des deux royaumes fournit des scénes dignes du pinceau de Titien et de la plume de Walter Scott, et les pavillons de l'lle des Faisans présentérent une reunión telle que l'imagination des romanciers en a rarement revé : Phi- lippe IV, régnant depuis qtiarante ans et conservant cet air fier et grave que ni les infirmités, ni les soucís, ni les malheurs n'avaient pu altérer; Louis XIV, dans la fleur de sa beaut^ et a l'aurore de sa gloire. La ótaient deux reines, tontos deux filies de l'Autriche; les cheveux gris de Tune attestaient son expéricnco de la vie, qui contrastait avee rinnocence de sa jeune belle-fille, et la carriére de ees deux souverítincs fournit des exemples des vicissitudes de la fortune dans les ranga les plus ¿levos. Anne, tour á tour ípouse 'délaissóe, regente impóríeuse et exilée, tum- b¿e dans l ' o u b l i ' ; Marie-Thérése, la plus aimable des 1 N'j a-t-il pas lá une méprise de l'auleur anglaisí ne confond-il VELAÜQUUZ ET SES IISÜVBES. 167 princesses autríchiennes, qui, bien qu'éclipsée dans sa propre cour et supplantée dans le ccBur de son <5poux, n'aspira, dans une époque de galanterie univorselle, qu'a la róputation d'ime tendré tabre et d'une femme fidelc ct douce. Le cardinal italien, sur lequel était tombo le manteau de Richelieus se trouvaitlá; son corps ótait af- faibli, mais sea yeux, toujours vifs et percants, lisaient dans l'aliiance nouvelle la gloire futuro de la France et de Mazarin; le froid et habile Haro recevait, de son cote, les honnours dus au rang auquel venait do l'appeler son maltre en lui confórant le titre de princo de la Paix, titre tros-convenahle pour celui qui fut le plus habile des ministres et le pire des capitaines que mrmtrcnt les an- nales de la Cástille; ..Jurenne,. tout coijvcr,t de la gloire recente de la victoire des Üunes ; le \ieux maréchal do Villeroy et le jeune duc de Crequi; Medina délas Torres, le modele ct le miroir des g r a n d s ; le jeune Guiche avec son air romanesque, hóros futur de cent aventures galantes et du passage du Hhin ; Monterey et Heliche; les Noailles et les d'Harcourt, les Guzman et les Tolode. La aussi ótait le peintre dn roi d'Espagne et l'aposontador mayor, Diego Volazquoz. Quoiqu'il ne fút plus jeune, il se faisait rcmarquer, mime dans cetto fiero assemblée, par sa belle prestance et le bon goítt de son costume. Ses ve toments étaient riohement brudes de dentelles d'argent; il portait la Fraise en usage dans les Castilles et un petit manteau court sur lequel tütait brodúe la croix rouge de Saint-Jacques; la dócoration de l'ordre, ótincohnito de iws Anne cUAutriclie avee Marie de Húdicis? lafciimicde Louis Xlll avee la m6re du roí qui fut le sujet de Richclieu? — G. li. KS8 VELAZQUEZ ET SES IEUVHES. brillante, tótait siispendue i son cou par une chalne d'or; le fourreau et la poignée de son épée ótaient en argent ciHoltí avec un art exquis par des artistes italiens. Les fétes qui célébrerent le mariage royal furcnt di- gnen des denx cours les plus somptueuses de l'Europe, luttant entre elles de pompe ct de magnificence. Les m;i- tinées TII V- l'OST. MAX. FACIEH COLORIRVS MIRE BXPRESSERIT, EST, NV«ISMATE, GEMÍ113 CALATO CVM 1PSIVS PONT1FICIS EF- F1G1E 1NSCVLPTA EX 1PSA EX ANNVLO APPEN8O ; TÁNDEM Ü. JACOB1 STEHMATE FVIT CONDECOHATV9, ET PO9T HEDD1TVM EX PONTE RÁPIDO OALLI* CONFIM VRPB MATRITVH VEHSVS CVM REOE SVO POTKNTI3SIMO E ISVPT11S SERESISSIM* D. ¡UA- R I ^ THBRESI-»; ltlBlAN^E DE AVSTRIA ET 1IURBON, E CO1WVB1O SCIIJCET CVM REGE GALL1ARVM CHRISTIASISSIMO D. D. tVDO- VICO XIV. LABORE 1TINEHIS FÜBRI PR^HENSVS, OB1IT MANJVÍl M.DC LX. 9EPVLTV9QVE BST HOSORIFICE 1N D JODANNIS PAR- HUCIIIALI ECCLKSIA HOCTE, SÉPTIMO 1OVS MESSIS, SVMPTV MÁXIMO IMMODICISQVE BSPEN9IS, SED NO> IMMODICIS TANTO VIRO; HliROVM CONCOMITATV, 1N HOC DO MI NI GASPAIUS FVEN- •ÍAL1DA C.RAFIEBII REO [I AMICISSIHI SVBTERRANEO SARCO- PHAGO; SVüyVE NAG1STRO PRSCLAROQVE VIRO 9-ECVLIS OM- ' ET 1IBNRICVS PRATEB MEDICVf VELAZQüKZ ET 8E8 OítlVRES. 1"5 Juana Pacheco mounit le 14 aoút, huit jours apréa son mari, et elle fut ensevelie dans le mCme tombeau. lis laisaaient une filie, maride au peintre Mazo Martínez. D'apres le tableau de famille conservó a Vienne, il pnratt qu'ilscurerttquatro Glsetdoux filies; unedecesdernieres, probablement la femme de Mazo, était beaucoup plus ílgóe que les autres enfants, etlo tableau en question nous mnntreausaiunenfant dans les bras desanourrice, mais on ne saurait diré ai Velazqiiez en estle pére ou le grand- pere. II semble probable que les fils moururent jeunes; l'iiistoire de l'art en Espagne no renferme aucune notion a leur ógard. S'ils ótaient parvenus a l'age m ú r , il est probable qu'un d'eux, tout au moina, aurait adopté la profession de leur pero, et le roí, qui avait montró tant de généi-ositó pour le pére de Velazquez, n'aurait pas été moins Hbóral en faveur des descendants de son peintre Favori • Bans le tableau dont nous parlons, Juana Pacheco, víít ue d'unc jujie rouge que coiivre enpartie une sorte de tunique bruno-, est assise au premier plan dans une vaste cham- bre ; une jolie petite filie s'appuie sur ses genoux, et le reste des enfants est groupú autour d'clle. üerriére,dans l'ombre, deux hornmes (un d'eux est peut-6tre Mazo, l'a- moureux ou le mari de la filie alnée) et une nourrice avec son enfant. Dans une alcóve, Velazquez lui-méme, debout devant son chovalet, travaille á u n portraitde Philippe IV. G'est une des plus importantes productiona du maitre qui se trouvent hors de la Péninsule; les figures brillent, córame des bijoux, sur le fond sombre; comme fldéle re- présentation de la vie róelle, il eat bien peu de tableaux qui 1 70 VXLAZQUtiZ ET SES (EUVRES. surpassent celui-ci, et peut-étre duit-on le mettre au-dos- sus des Meninas: les nains et les excentrícitós de toilette du palais n'ont pas envahi le paisible intérieur de l'ar- tiste, retiró dans son íogement de la galerie du Nord. Les renseignements sur la hiographie de Velazquiíz sont plus détaillés que ccux que Ton possede sur les au- tres artistes espagnols. Les faits qui se rapportent it sa conduite privóe sont dignes des osuvres qui attestent son gónie córame artiste. Le récit trop succinet de Pacheco constate quelle ótait l'aflection qu'il avait inspirée aux personnes qui lui tenaient de plus prés. II jouissait de la plus haute estime dans les rangs eleves de la cour; sa mort causa tout le chagrín que des courtisans peuvent i'-prouver, et le souverain qu'il aváit si Iiabilement serví le regretta sincérement. Quelques accusaüons, dont la nature n'est pas connue, imposerent a son exécuteur tes- tamentaire Fuensalida la nócessitó de réclamer de Phi- lippe une audience particuliere. Apres avoir entendu l'apologie de l'illustre défunt, le roi répondit: — «Je suis persuado de la vérité de tout ce que \ o u s pouven dire au sujet des excellentes qualités de Diego Vclazquez. » Quoique ce grand peintre eút passó á la cour la moi- tió de sa vie, il était prfit a (5couter la voix de la recon- naissance et de la gónérositó ; il n'oublia point, lorsque Olivares fut tombo dans le malheur, les bontés que ce ministre avait eues pour lui. 11 est permis de croire que l'ami de l'exilé a Locches ne fut jamáis le fiatteur de rhommed'État tout-puissant á iíuen-Retiro. Jamáis une basse jalousie n'eut d'influence sur sa conduite & l'égard des autres artistes; il savait non-seulement apprécier le VELAZOUEZ ET 9E8 OÍUVHES. 477 rmíritedeses rivaux mais encoré oublier leurs mamáis procedes ¡i son égard. Son caractére appartenait k cette catógorie heureuse et rare qui combine un haut pouvoir intellectuel avec une forcé indomptable de volonté et une douceur séduisante, II fut l'ami de Rubens, le plus génórcux des artistas, et de Ribera, le plus jalouxdetous ; il fut l'ami et le protec- teur de Cano et de Murillo, qui furent, aprés lui, les coryphées de la peinture en Espagne. Carreño de Mi- randa, le plus habile des peintres de cour qu'ü laissa apreslui, dut au bon naturel de Velazquez son ¡ntroduc- tion dans les bonnes gr&ces du roi. Nommé un des alca- des de Madrid, il aurait eu le regret de voir tout son temps absorbe par ses fonclions municipales si Velazquez n'avaitpas obtenu qu'il en fút exemptó, en considfíration i des travaux dont il fut chargó k l'Alcazar et qui ne tardé- ¡ rent pas h appeler sur lui l'attention du roi. L'exemple de Velazquez et son influence personnelle íirent beaucoup sans doute pour établir cette harraonie qui régna alors á Madrid parmi les artistes et qui contraste si fort avec les scenes d'une discorde sauvage qui agitaient les écoles de Home et de Naples, lorsque des rivaux, ne se contentant point du pinceau comme instrument de lutte, avaient re- cours au baton, au poignard et au poison. Favori de Phi- lippe IV, et de fait ministre pour ce qui regardait les beaux-arts, il remplissait cette fonction avec une pureté et un dósintóressement fort rares dans les administrations supóríeures; il était le distributeur sage et góníreux des faveurs royales, au lieu de les accaparer avidement pour lui seul, comme bien d'autres l'auraient fait h sa place ; n 478 VELAZQUEZ ET SEB (EtlVHES. un service rendu a un artiate moina heureux que lui fut un des derniers actes de son airaable et glorieuse car- riere. De tous les portraits de Velazquez, le plus jeune et le plus beau est telui que présente le tableau de la Ileddi- tion de Breda; le plus authentique est celui qu'offre le tableau des Filies d'hanneur, peint lorsque l'artiste était dans sa cinquante-septiéme annóe, et lorsqu'il comraen- cait a sentir le puids de l'flge et du travail. Si le cavalier placó derriere le cheval de Spinola est róellement le portrait de Velazquez, la tete de .jeune homme, \igou- reusement peinte, qui était autrefois au Louvre l et qui passait pour offrir l'image de l'artiste, avait reeu une dó- signation erronée; la galerie royale de Madrid, oü "le biographe \ a naturellement chercher d'abord un portrait imüientique, ne renferme point une roproduction sé paree des traits du peintre qui a le plus contribuí; a l'éclat de ce musée. Florence posséde deux portraits de Velazquez; Munich en a u n ; daña la collection du comte d'EUes- mere, il s'en trouve un dont le Louvre a possédé une mauvaisü copie. La gravure sur bois, que j ' a i mise en tGte de mon livre, eat exécutóe d'aprés une miniatura de la main de Velazquez, dont je suis possessenr et qui a fait autrefois partic du cabinet de Sir Juhn Brackcubury. II ne reste qu'a mentionner un petit nomTjro de ses onvrages qui n'ont pas encoré étó décrits. En premiere ligue ge place le tableau qui est dans la galerie de la reine d'Esfiagne, les Fiíeuses. La scene eat un \aste ate- 1 Au musée ospagnol. Ce portrait est gravó dans VHütotrt det peíníríí. —W.D. VELAZQUEZ ET SES (ECVBES. 179 Üer oü sont assises deux femmes, une víeille auprés d'un rouet, une jeune faisant un paquet de fil; prés d'elles, trois j a m e s Giles; unes'amuseavec un chat. Au fond, dans une alcóve qu'éclaire fortement la lumiére venant d'une croisée que n'apenjoit pas le spectateur, deus autres fem- mes sont debout et déploient une grande pifece de tapis- serie devant une dame dont la gracieuse figure rappelle cello qui brille avec éclat dans ce heau tableau de Ter- burg connu sous le nom de la Robe de satin. Mengs a dit de cette composition qu'il semblait que la raain n'y avait aucune part et que c'étaít seulement 1'cBuvre de la pensée. Saint Antoine l'abbé el saint Paul Permite, égale- ment au musée de Madrid, est un tableau digne d'at- tention, comme ótant un des rares sujets de piété traites par Velazqucz et comme ayant été, de la part de Sir David WilJiie, l'ohjet d'une admiration spéciale. Les lógendaires racontent qu'á J'ópoque de la persécution de l'empereur Déce, un jeune et pieux Egyptien, Paul, s'enfuit dans la Thóbaide et qu'y ayant trouvá une cáveme, un palmíeret une source dans un endroit retiró, i) fut le premier solitairc qui s'établit dans ce désert de- venu célebre. Pendant vingt ans, il n'eut que des dattes pour toute nourriture; ensuite, un corbeau iui apporta chaquejour, comme a un autreÉlie, la moitió d'unpain. Un de ses compatriotes, nommí Antoine, concut ígale- ment le projet de se retirer au dóscrt, et son exeraple fut si efficace, que les vallíes de la ThébaVde se remplirent de couvents et que ses rochers servirent d'asile á une foule d'ermittis. Parvenú a l'ágc de quatre-vingt - dix ans, 180 VELAZQÜEZ ET 9ES ÍEIIVRES. Antoine se laissait aller a certaines idees de vanité, lors- qu'Ü lui fut revelé qu'au loin, dans le désert, vivait un autre ermite, bien plus\ieuxet bien plus saint que lui. 11 prit aussitót son báton, se mit en marche et, gr&ce au\ bims offices d'un centaure et d*autres monstres de honne volont des communes {en 1822); il est évident que ce n'cst pas luí quf¡ Vrlazquez a voulu reproduire; maís nous trouvons aussi Antonio Ronquillo, mort vice-roi de Sicile en 16S1, et pére de Pedro Ron- quillo qui, vera la fin du dix-septiú.me siécle, fut ambassadeur d*1 Su Majesté Catholique á Londres. iHñ VÍXAZQtlEZ ET SKS ÍETIVRES. chement vétue de satín vert, et tenant á la main un iWentail de plumos d'autmchc. Le plus beau tableau de chasse qti'ait peint Velazquez est la Chasse au sanglier, qui décorait autrefois le palais de Madrid. Ferdinand VII en fit présent a lord Cowley, alors ambassadeur d'Angleíerre aupr&s de la cour d'Es- pagne, et celui-ci le vendít 2,200 livres sterling á la Ga- lerie nationale *. La scene se passe dans lo pnrc du Pardo, dans un endroit appelé le Hoya, vallon encaissó entre dos coteaux escarpes, couverts de chñnes. Au cen- tre de cet espace est une enceinte circulaire formóe de murailles de toile; Philippe IV ct quelqucs cavaliers de sa suitB diíploient leur adresse dans l'art de tuer des sangüers; des dames assises en süreté dans de lourds carrosses bleus, aui formes antiques, assistent a cette houcherie. Le roi altnait passionnément la chasse; il maniaitstm cheval et ga lance avee autant de hardiesse que de dextórité. A l'Age de treizc ans, monté sur son petit cheval Giiijarrillo, iltua un sanglíer, en présence de son pere et de la filie de France qu'il devait épouser; il poursuivait sa proie sans que les accidenta du terrain le plus escarpé Pt le plus périlleux pussent l'arreter, et il disait, pulir justifier ses habitudes de casse-cou, que les rois devaient étre aussi vaillants dans leurs actioní; qu'ils étaient puissants dans leurs injonctions *. 1 II nous semble que ce procede d'un grand peraotinage vendant a son pays ce qu'un roi luí a donné en raison de sos foiictiúns pu- hliques, manque tout á fait de noblesse ct de dignité. - G. B. * Orinen y dignidad de la Caca, al conde-duque de San Lucir la Mayor, por Juan Mateos, ballestero principal de Su Hagestad. M.i- VELAZOUEZ ET SES (EÜVHES. (87 Ce tablean représente le roí, monté sur un cheval bai et recevant le sanglier sur sa media ¡una, épie» garni í ' u n croissant d'acier. Prés de 8a Majcstó, a gauche, et montant aussi un cheval bai, est le comte-duc d'Olivares, dont le devoir, comme grand-écuyer, était de se teñir aiipres de la personno royale; derriére le ministre, un cavalier sur un cheval blanc ofTre quelque ressemblance avec le cardinalinfant don Fernando, le vaillant primat des Espagnes. Plus loin, h une distance rcspeclueuse, un homme &gó est monto sur un cheval hlanc a longue crtniere; un observateur attentif remarquera de la simi- litude entro scs traits et ceux de Juan Mateos, ballestero ou veneur de Sa Majestó, tels qu'ils figurent au frontis- pice du livre curieux que nona \enons de citer. Vers le centre du tablean caracole un groupe de cinq cavaliers; á tlroite, cinq autres cnvironnent un sanglier que deux chiens saisisscnt au milieu d'un nuagc de poussiere. La dame dans le second carrosse, a partir du tableau, semble dcstinée íi représenter la reine Isabelle. Les figures en dehors du cercle sont. groupíes avec beancnup d'habüetÓ et d'effet; elles offrent le spécimen le plus brillant du style de Velazquez; les individus réu- nis autour du chien blessé, les gardes tenant en lesse des reíais de chiens, les spectateurs en guenilles, le vieux paysan avec son large chapean et son vasi£j#MAt£au-d«. ce gros dran_hruno;ni est l'étoffe natiouale, l'ecclésias- fique'velii de noir qui s'entretient avec les cavaliers en drii, 1634, in-i"; on trouvean chapitre vir de rot nnvrage, fo|. a •'•'•'"'• " • ' • l l l ( 1 " ll1 ^ p i c t u r e b y Velazquez foundiu liis, cat-riayf ¿ Villiinii.Tln'iMürshítls, H already"gorged with plunder, had no time to gleau afíer t h t i r chiel'j and neither Soult or Sebaatiani, who afterwardsbecamr so e m i n c n l as dcalers in pictures, had much opportunitv of enriching thcir magazines with s p e d m e n s of Velazquez. By thesc accidents, his pictures have been saved to M a d r i d . . . , » et elles se rencontrent encoir rarement dans les galcries de l'Europe..., etc. — W . B. 1EÍ8 VELAZQUEZ KT SES CBUVKES. Vclazquez »*! sont done pas aussi élevós que ecux auxquels sont arrivées des praductions d'artistes plus connus des marchands. Nous citerons quelques-unes de ses adjudi- cations : 182Í!. Portrait en piod de Philippe IV, 7,920 frailes; vente La Perriere a Paris. Portrait en pied d'Olivares, 11,320 franes. 1843. Une Dame avec ttn éventail (gravé par Lennix), 12,750 franes; vente Aguado. 18¿(í, La Chasse au sanglier, vendue de y ni a gré 2,200 livres sterling par lord Cowley aux admi- nistrateurs de la Galeríe nationale a Londres. 1840. Portrait de don Pedro Moscoso de Altamira (au- thenticitó douteuse), vendu de g n r ' S gn; par M. Callery augouvernement franjáis 4,fiOO fr.; au Louvre. p 18- !0. Portraits en pied de Philippe IVai á'Olivares {ce sont ceux de la vente La Perriere), achetas par l'empereur de Ilussie á la vente de Guillauinn II, roi des Pays-Bas, faite ft La Haye, et revenant a 88,2f!3 franes. 18."1. Une Reunión d'artistes, vendn de gró á gré au fronvcriiement franjáis par M. F. Laneuville, jioiir fi,íi00 franes; au Lüiivre. 18;¡3. Philippe IV, 2¡»0 livres sterling a la vente de la Galcrie cspagnole de Lnuis-Philippe, TI* 78. Olivaren, 300 livreg sterling, mfime vente, n" i .'¡ (. Beau talileau, raais d'une authctiticitó tres- con Instable. ViXAZyUEZ HT 8ES U1LVIU5S. 199 La líeme Isabelle, 300 livrcs sterling; n" 249. t¡Adoralion des Bergers, 2,050 livres sterling, n o 2íí0. M. Ford ra'iiiforme que ce tablean avait otó, en 1832 ou 1833, achetó au comte d" Águila et payó 4,800 livres sterling. Notre-Seigneur á Emmaüs, 23í¡ livres stcrling, n°2f!l. VuedetEscuñal, 490 livres sterling, n' 491. Vlnfant Balthazar Carlos, 1,600 livres stcrling; collcction Standish, n" 2 ) 2 . Les ¿'leves que Velazquez laissa apres luí furent en petit nombre, et aucun d'eux ne s'est montré son rival. Juan de Pareja, un den plus hábiles, et qui a obtenu quclque renommée, comme ayant útó l'esclave de Velaz- quez, ótaitnó h, Sjívijlc en 1006. Sesparentsappartenaíent h. cette race vouée k la seratude, alors norabreuse en An- dalousie, et qui descendait des n&gres amenes en grand nombre en Espagne par les Morisques, au seiziéme sie- cle. Les traits africains et la couleur de la pean du flls attestent que les auteurs de ses jours ítaicnt des mu- látres, ou que, du moins, uti d'eux títait de race noirc. Ou ignore s'il appartenait a Velazquez par acliat ou par droit d'hcritage; mais, des 1623, aimce oü il l'accompa- gna á Madrid, il ussissait surtout dans le portrait, ct Palomino mentionne celui qu'il fit d'un artiste nommó Joseph Rates. La vigtieur qui se montrait dans cette ccii- vre (ítait telle,, qu'on la prít souvent comme étant sortic des mains de Velazqucz lui-mfime. Juan Hautísta del Mazo Martínez ótait né a Madrid ; on ignore dans quelle annóe. It entrn de bonne houre dans ra[elierdeVclazquez,et il se oonsacraá copierlcsCBuvres de r.a maitre, relies du Titien, di¡ Tintoret et de Paul VtS- ninéap. II appnrta dans cette besogne u n e tello assiduitn, et il y rííussit si b i e n , que ses productions passérent fníquemment pour des originaux. Le pofite Drj-don a dit que celui qui a r m e ;'i hic.n copier avancera sans guide ct réussira sans le savoir; Mazo Martínez prouve, en partie du m o i n s , la \6ritú de rette assertion. II acquit unfi grande habileté dans le portrait, ct il ohtint des applaudissoments unánimes, graro íi un portrait de la reine Marianne, qu'il expopa a la pnrte áo, Guadalaxara, ct qui fut tres-remarqué, parce que c'^tait un des premíers portraits de la jotme souveraineqtii fút placó sous les yeux des bons hahitants de Madrid. Un brau portrait en pied d'un militaire i n - connu, conserví dans la galerie royale d'Espagne, prouvn aveo quelle lidélití Martínez marcliait sur les traces de son maltre; mais ses paysages et ses tablean* de chasse (ítaient ce qu'il y avait. de micux dans ses productions originales. Philippe IV le charlen d'exóctiter des vues de l'anijtfilimu ct de Saragossc, qui ont été lortgtcnips dans les appartements du palais. Cette derniere figure aujnur- d'hui au miisóc de Madrid. La vue de la capitale de TA- ragon esí prise des bords de l'Ebre, et le premier plan est enrichi d'un groupe admirable -de figures dúos a la main de Velazquez. Sousic rapport de la richesse et du briliant. de l'effet, ce tableau égale Jes raeilleures vues peintes par Canaletti, et le stylo a beaucoup de res- semblance. Un portde mer et la vue d'une riviere, égale- ment au musée do Madrid, mérítent d'etre distingue». Mais Martínez s'est parfois manirá au-dessous do lui- n i é m e : á cótíí des compositions que nous venons d'indi- quer se trouve une Vue de l'Escurial, trés-pauvre d'effet, trés-módiocre, etc'était pourtantlaunsujct oíi un artiste castillan cút dú mettre tout son savnir. Mazo Martínez ípousa une filie de Vclazquoz et olitint la place d'aposontador adjoint. Ce fut en cette qualitó qu'il acmmpa^na son beau-pere aus Pyrénécs. A la mort du grand artiste, il Iui succéda comme peintre du r o i ; son lm'M'1 v-t ilafií du 19 avril Ififii. II peignil soirvent la rriiii' Muriüiiiir, apres qu'cllo cuteachíi lestrcsses de son opulenta clirvclnrc sous lfss sombres rnifTes d'une \euve, et il retrasa ógalement, la c La cullecbuD de lord Nortliwiuk a élé vendue réranimeol. Voir le Cala- lugue lie l'a-uvre peinl. 2011 VELAZQÜEZ ET 8ES OílIVftES. NOTHli-DAMH EN ADUHATI^N. Eau-fortu, par Jobn Yoimg. Le tahlcau «si en Anglelcrrc, che?, SI, I'hílip John Miles, i) Uiph Courl, prfes Dríslol. ADOIIATION DES MAGES. Lithographié ít Madrid par Cayetano Palmaroli; Colección, n° CULO. ,_ Le tableta, est * Madrjd, au musée roya I. ADOIIATIOX DES HEHGERS, au trait, par E. Lingi^i!, ai diiris Yltlustrated London News, numero i?u 23 (líecm- brn I8M. l.nitvrt:; aujüurd'hul dans la pierio nationalc a Londres. NOTHL-SEIGNEUU SUH LA ÜHOIX; gravé 4Madrid, JWP J. A. .Salvador Ciirmona; pn 177(¡, par Joaquín Ballestcr; Jithogmphiíi par P. Taylor, Colección, n" CLXXXVI. TfiTE DE NÜTRE-SEIGNEÜR 8UH LA GHOIX;fcJWo- forte, luir H. C. HolL, pour JÜH Aíma/cs flt.s «trí!>/f« d'/in- pngne. t:« talileau ful pcint pour le couvent dea reíígieuses de Ss» I1]acido :i Madrid; i) pa»sa ensui le llana la p o asésalo» du duc de San Fernando, (|U¡ í'üffril a Perdiniínd Vil. Aujourd'hul au musóe roya] de Hadriij- Í.A MüRT DE SAINT JÜ8EPH; gravé par Alüxandre Han- niirmaii dan» la Houghton Gailery (Londres, 1788 ' , 2 vol. in-fol-, t. III, n" 13); par Michel, en pr:tit, Londres, 1780; au traít, pitr '»' "'coimu, dans la Descripción de l'Hmini- ' La galerie líougliton appartenait au coml.i il'Orford; ello ful a par Calherineil. L'o»vrag«, ¡lublié parBuydcll, renferme 13^ grava cst fori peu commun en Kranee et II se mainlient en Anglrterre k n elevé. En I8i'2, a la «ente Fonlhill, un exampinlre, premieres epreuv P a y é 4 7 l i v . » i . f, sh. V1XAZQIJKZ ET SES (EtlVRES. 207 tage, t. II, p. 6 0 ' ; au tmit, en pctít, par M r Soycr, dans ™ lo Journal des Artistas, Puris, 1841, n" (j. Le tableau, apros avoir fait parliede ls Hoitghton Otillery n paseú » Saint-Pélersbourg da ni la Galerie Impértale. SAINT ANTOINE, abbé, ot SAINT PAUL, premier cr- mite; lithographié ít Madrid par P. «lanchar; Colección, n° xxxvrn; au trait, dans l'oiivrajifl << LP B r i u 1 ; ¡}c. ?> eveil de f/ravums au trait, d'nprfa un choix de tnhlemix faiten Espagne, París, 1809, 2 vol. in-8", %. II, n° Í2Ü. Lo snjfít asi indiqué par errour sous la dínonünation d'lilio Snjels liisInHqiieN, mytlioloiclquoi ct ,\e, fan(alsl<>. LOS HOIIKACHOS (]rs ivrofíiK-t.); «nivú nu liurin p;ir Sal- vador Carniona; lithographié par A. Blanco, Colección, 11o cet ouvra^n r par P. Boilyn, t. VII, p. 8. Le tableau pal au musíe de Madrid. LES FOHGES DB VULCAIN; au hurin. ]iíir (Jlairon, Madrid, 17ÍI8; lithograpliiíí par F. Jollivet, Colección, n" xvu; au 1 Vnici le litr* exnct lie ccl ouvrsge, publié en (1 livrarsons de 15 planches chaciiiic, in-4" : Galerie . 3(Vi. Ce lableau est au Louvro a Paria; il contl«nt ireije figures. On Bup- poae que c'est Velszquez qui eat place toui á fa¡[ i droile, landia que Murillo, dont la litó seule esl visible, esl a cAté de luí. MAH.S; gravé au burin par G. 11. Le VUkin, Madrid, 1797. Figuro nue, ossíse, un casque sur la tute; divers objets fuisant parüe d'uao annure, t par terre, a ses piedg. MÉNIPPE; gravé au burin par M. Esquivel a Madrid; á l'eau- forte, en 1778, par Goya. l,e lableau est au musée de Madrid. ÍÍSÜPB; gravé par M. Esquivel, et a reau-fbrLe par Uoya. Le dessin original de Goya est dans Je cabinet de M. Morse, (jui l'achcta dans la inéme vente que celle oü il se procura l'eau-forte de lt BAKBEHUUSSE, lo corsaire; au burin, par L. (Jroutelle, Madrid, 1799; á l'eau-fortc, par Goya. I:C tablean est au musió de Madrid. 1/AGUADOR DE SÉVILLE; uu burin, par Blas Amettler, a Madrid; au trait, parE. Lingée; sur bois, dansl'/lrí^oiír- na/, novembre 1SS2, p. 334; dans Y/tistoire des Peifltres, d« Ch. Blanc, el dans la traductio» anglaise, 1852, t, VII, p.2. Le Ubleau, autrefúls au palals roya! de Madrid^ eat müinleDanl dans la tollection du duc de Welünglon, VEI.AZ0.1JEÜ ET 8ES (KL'VtlEH. Poriraila « ( e l u d e s - P1UUPPE III; lithogwiptaié a Madrid pnp J. Jolllvet, Colec- ción, n° ixirm; gravé a Teau-forto par F. Goya, Í778. Le tablean ett a Madrid au miiaée r o p l . IMIILIPPE IV; lithographié par J. Jollivnt, Colercion, n" vu; ^ruví- a Teau-forte par F. Goya. Lo tablenu ett BU rousée de Madrid. Utiñ esqulssf, qui paraltitre calle Je reLalileau, tpparlicnU M. L'lii- a Trau-torie par 1. Young, daos le volumc in-4" pulillé a Londres en 1823: Miíís flallery. ¿i? n ^ m e , k c h e v a l ; grn,vé a u b u r i n pur (Insmiis Mugiilü h Morcncü, «t p a r L . E r r a n i dan» la Gallería Pitti. Ce. Uhleau est > Horpnce d»ns 1'tnclBHne galcrie du prand-duc de Toafane; il a M altrlbué a Rubsiu, maís 0 1 pense qvi'il Tul executt é 1 par Vázquez pour servir de modele » la status de hronze de Tacca, «tul " i * Madrid. / . í mime, a chnvnl; u n comlml se livrr dniiü ln lnLritflln ; M I - rlnüHii», les mot» : MHLIl>PUS l i l i , U I S l ' A N . U E X ; ;i.u tius, ce distiquo : Imperlum alne lino lides asserta parabil, Ansero, et Imperiuro, non mihi, sed Meí. Crnvf'í par I. de Courbes a Madrid, au hurin. Le meme. dítns sa jraneaso. (En nostum^ fie chnssr; un fusil dnns la m i n rlroito, un chien a son cñtí.) Lilhop-aphií f,'raphié par A. Blanco, Colección, n° u . Ce ubieau est au musée de Madrid, Le méme; riche costume brodú d'or; il tient unü caraLine dans la main droíK Ijllmsíraiihir- i>¡ir J. A. López, Colec- ción, n° LXXV. MUSM de Madrid. L<; méme, av^c un fusil; cu pied; gravé au trait dans l'oii- vrage úc, L« Brun, déjá cité (París, 1809), t. II, n* 131. Le méme, debout, couvert d'une armure, tenant dans la main droito un baton de commandement. Graví^ au ü-ail par Lange, daña les Principaux tableaux du musée royal de L» Haye, 1820, n" Ti. VEIAKQUEZ ET SES IKUVRKS. 213 L'INFANT DON UALTHAZAH CARLOS; buste oval»; fiche nncadronimt sunnonté d'une couronne. Gravé BU burin par Juan de Noort, dans 1'ouvrnge de Christovfll de Beimvcnte y Benavides : Advertencias para Reyes, Prin- cipen y Embajadores, Madrid, 1643, in-4°. Ouvrage dédié a un nrince. LE PH.INCE ESPAGNOL ((ion It¡ilthjiz¡)r Carlos); sur bois, «tona YArt Journal, 1852, p. 351. I/INFANT (don Ilallhazor Carlos); gravó par J. Gaitcbsni VELAZQIEZ E HliS OtUVIlES. T 2JÍS uno des plus raras proiluctions il« r,ct artiste); au Irait, par E . Lingéc. Ce tablean est au museo de Madrid. UN IlüMME COUVERT D'UNE AHMUHE; figure e n t e r e ; au truií, dans l'ouvrage dn Le finin, deja citó. Ci portrait y est designó d'uno facón abaurdu comme o íUnt peut- f í-ire un porlrait de Crorowell. t VEIJAZQUUZ; gravó au hurín par Jilas Ameltler dans los Ilustres Españoles, Madrid, 1791, in-folio; i] en nxistüunc f-fipif1, égalf,ment au burin, faite par H. Adlard pour les Anuales des Artistes d'Espayne. Ci; tablean elisia 1 probablemen 1 en Uspsgnn au (iommencemeiit ilu 1 .ii'cla dernler, mals on ignore aujourd'hui en quel endroit 1 si: Irouve. 1 Le méme; au trnit, par J. Brotnloy, dans lo Dictionary of spanish Painten, Au Mm" O'Neil; au traít, par Lasinio Fi- glio; lithographié par C. Nanteuil (planche 7 du Cours élit- mentaire de Bessin, par Etex); Uthographió par Mauzaisse; gravó au burin par Francisco Gftcchini a Rome; gravé sur bois par un anonyme frangais. Ce tableau ost i Florenoe dans la galería dtgli Vffiti, dflni la Sata tía' I'ttlori. hn maja úroile úe l'arlistc a'Hppuie sur B lianchc, taadU U que la gauche fsl coupée par le cadre. G'esl á peu pres la méme cora- poailjon que celle gravAe dina los Españoles ilustras, « ee n'est que, f (lana oelle Jernifere, Velsiquez lieul do la maln droit? une broas* el de la gauche une palette. Lewlímo, un busto; gravé au burin par fiirolamo Rosai; a l'eau- í'oilc, par Denon, Rnme, 1790; sur bois, par de, Ghouy, rlfins VAr/inte; dans la Vie des Peintres, par d'Argenville, l'iiris, 1702, t. II, p. 2 * 1 ; au Irait, par Lasinio Figlio. Ce portrait est égRlemant a Florence dans la Sala de' Píííori, m p a , bis degii Ufflxi. II eet ea bu ule el parnll avoir élú e míenle lo raque VelM(j«« élaít plus figé; il difffere du préoédent en ct que h lile e»t reeonverla d'une peille calotle. 216 VELAZQ1IEZ ET SES IEUVREH. VELAZQUBZ; gravé au burin (potito dimeusion) par F. Cecchini b. Rome, d'apres un tablean inranmi. Le me.me; busto ovale; au burin, par A. Esleve; parnlt cni- priinté au tableau do las Menina». Le méme; gravé sur bois par Níchol, au frontispice de su Vio par M. Stirling (Londres, 18BS), ot d'apres uno miniafun; en la possession de l'auteur. JEUNE HOMME; busto* vu de face; gravé au burin par l'im- nifT, a París, 1R4G; par A. Masson, a París; -par un fiun- nymo; par un autre anonymt*, dans VArtiste; sur bois, dans VArt Journal, 1852, p. 333, et par J. Pagnion, dans YHis- toire des Peiníres, ác Ch. Ulanc; lithographié par Male- zicux. Gfl tableau ful acheté i ScviLle par M. I . F . l.ewis, l>' psinlrr- luán connn, q»i le cé. \m. LUIS DE GONÜdltA Y ARGÍtTE ; liustfi dans un oville; fíi'íiví par (lartuona diins le Parnaso, t. Vil, ji. 17i, iít jiar Illiis Amfttler dans los Ilustres Españolen. JUAN DE PAREJA, modele de Velazquez; busto en nv¡ilc; lilliographié par Gabriel Holin á París. . NA1N, £rav¿ au ¡jurin par F. Muntauer, París, 17!íá; á l'eau- 2{H VKLAZQLEZ KI SKS USLVBKS. forte, por ¥. Goya, en 1778. — Le nain nst representé assis par turre ct feuilletant un livre. Le tablean «staumusée de Madrid NAIN, grave" nú burin par P. Ribera, Madrid, 171)8; ú l'ean-foi-tc, p a r F . Goyn, Madrid, 1778; sur bois, dans l'yl rí / \ Journal, 1852, p. 333, ft par un anonyme, á:ir Goya, 1778. Ce portrs.it, de mime que le prteídínt, au museo ilt: Mailriil. DOÑA MARGARITA TERESA, infante (l'Espngiin; gravó au liurin par uh annnyme. —Debcnit, la muin gauclie ap- puyéf. sur une tablo, »ur laquolln est uim couromin. VELAZQUKZ KT SES IEUVRES. 219 MAHGUEHITE e nf t d Espagno, impératrioe dea Ro- mains; gravé au burin par Buttholoine Kilian. ¿n mime, gravíe au burin par Conquy, Galerks historiques de Versátiles, n° 2371, et h la inauifcro noire, par un ano- nyme. DOÑA JUANA PACHECO, femme de Ve1a7q«p,í; figure vuo << prulll; di!H ruhans noirs tonibiint dfi k coiíTure par der- 1> riurc; dunsla main gauche, un livre ou portcfouillo; litho- graphié par Henriquc Blanco, Colección, n" LXVI. G iabloau esl au musée de Madrid. e • LA F15MME A L'ÉVENTAIL; gravé au burin par Lcroux rlüiis la Galerie Aguado, 183St, in-folio; au trait, par Pis- trucei, dans la Galerie de Luden fíonapnrte, Londres, 1812, in-4° (8tanza4, o° 30). Ca iahlcau, ou uno répélilion, cst üíins !a colletlion iiu duc ile Dfi- vonsliirei. Pn;«RB«s, «njcís tlarclillcctnrc- ct do Plinsnn. AHC; DE TITUS A HOME; Hthugmphié p»r A^plinrau, a Madrid, Colección, n" xci. G tablean eat au musée de Madrid. e LA FONTA1NE DES TR1TONS DANS LUS JA1IDINS D'ARANJUEZ; lithogmphié pw P. do Leopol; gravé sur liois dans IPS Anuales des Artistes d'Espagne. AVENUE Dlí LA REINE A AHANJUEZ; lithogmpbii-par I1, de Leopol. 1 [.« fuperlia original ú¡: la gal«ri« Aguailu appartient ú lord lierlford, el il a élé expoié tu Hanchester. Voir la C*l>logue des pelnlures. — W. B, SAINTIí I'WMILLE (oabinct Denon); lithogrnphií par Vil- lain a Piirim. LE T.OMTE OONDOMAR; Bmvé au Imrin par II. Cooper. — Debout, coatume noir, le chapcau sur lu tete. C lablesu élait aulrefois rlana la colleotion du duc de Üucliíriglism a e Stowe, el V¡ Catalogue l'atttibuait i Velizquez; mala, lyant pasaé ilarí id cahind Je M. I . H. Gurney k Callón, il ful netloyé, el on découvrii I H gauche un groa chíen couebé; tur la colonne i droile, on trouv» l'in- ditfltioii de 1621 et oes mola : Celte dale ítablil <\ae l'nsuvre u'est pus de Vüiaiquez; il'ailleuru, f l l " ne rsppellfi poinl -0!i styk. FETtltlNÁNÜ II, gnind-duc de Toscani', tú SÍI t'ümine Vittoria Dollii llovera ; grava au hurin p t r Starling; par "W. Holl. Ce tableau ent dan!la Galerie natlonale d« Londres <, mata ¡1 n'est cer- taíni'mrnl pas de Velazquez; ou pourrait y voir une copie d'un portrnil i|ii'il peigníl duran! < n sé¡our ít Florence. o IMIILIPPE IV; gravó au biirin par Monconiut. — liiiHtn ovulu cntouré d't'inbli'incs; l'ordn1 de- Parme avec un ruin, mais M. Waagen croit y recon- naltre le M K de Velazquez. — Portrait d'un homme de mee négre; e'xpression frappante de naturel, colorís d'un grand mérito. A Woburn Abbey, che;; IR duc de Bedford. Portrait d'homme. Figure en píed. A Lutüñ Home, chez le marquis de /inte. Porlrail du pape lu- nocent X, assis. Expressíon noblo el vraic, bonne couleur, itiuvre trJis-remarquable. Chtiz lord Etgin. Le comto-duc d'Ülivaroa, sur un ebeval lilanc; k figure est prescjue de profil; de la fum6e s'élfcve du paysíige lígcrement touuhú. Demi-grandeur. Beaucoup d« vie, exécution magistrale. Che?, lo marquis de Hertford. Portrait d'un Infant d'Espagnft age d'environ trois ans, vctu de gris, avec une echarpe vio- ltitte á laquellc est attachée une épóe; la main gauche du petit personnage est posee sur le pommeau. La inain droilti tient un báton de general qui est employé córame appui. Sur un coussin, un bonnet á plumea. Grandcur naturelle, figure en pied. Le fond est un rideau de couleur sombre. Ce portrait, qui vient de la collection Standish, est char- niant; la figure est animée, les chairs lumineuses, et tout a étó l'objet d'un soin particulier. — Portrait d'une ln- l'unte, on pied, grandeur naturelle; coslume noir avec dew manchen blaiiches; k main droite appuyée sur une table couvurte d'un drap rouge. Des draperies dans le fond, avec un apercu de paysage. Hauteur, Spieds anglais sur 3 pieds ti pouces de largo. La tete est peinte dans un ton chiiude- inent lumineux, la chevelure cst tres-krgemeut traitée. VELAZ0.U13S ET BES(KUVHES. 225 l/diiMp-mblt! ost admirable. Provenant de la colloclion llig- S'cnsou. — Don Ualthazar, lils de Philippe IV. II monte un choval noir; son costume est noir et blanc, avec une Echarpe cramoisie. Pres de luí, un cavalier suivi d'un page ild'ítiitrt'sfigures.Au fond, onapergoitlesécuriesroyales. Paj'f1 1210 guiñees a la vente d(t la collection de Samuel Bogers. Colorís énergique et expression animée. Un por- trait du meme prince fort ressemblant a celui-ci, mais en- coré plus beau, dans la collection Grosvenor. — Portrait d'une Dame tenant un éventail; elle est vfitue de brun, • avec une colleretíe noire; ¡es deux mains sont gantées. Le fond se compose d'un ciel fort sombre. Grandeur natu- •rftlle; figure presque jusqu'aux genoux. Provenant de la collection Aguado. Ce tableau présente les tons les plus cbaleureuaement dorí-s du maítre; l'exécution est beau- coup plus üoignée, rumpálement plus solide, qu'ils ne le sont habituellenient dans ses portraits. L'animation est étonnante. ¡;hi'z lord Stanhope. Portrait d'un homme d'un age ínür; viHii de noir; les cheveux sont noirs ainsi que la barbe, l'lus que demi-nature. On trouvn dans cette ceuvre toute ]Ü grandezza particuliere á Velazquen; l'exécution chaude el auimée rappelle ceile des portraits de l'artistc lui-méme ¡IUX Uffizi de Plorence et dans la galerie Bridgewater. ü n a parfois avancé que c'était le portrnit d'Olivares, mais á tort; les tritits sont tout différents, ct le personnage que nous voyons avait l'air bien plus noble, la flgure bien plus repuliere que le ministre. Provenant de la collection du comte Lecchi a Urescia, oíi lord Stanhope, alors lord Manon, l'achota en 18-4G. :MÍ:Y. lord Enfield, au ckáteau de Wrothwn. Vuc ti'un cbáteau entouré d'un jardín. Diverses íjjíiirus íinimcnl ceLte com- 1S 226 VELAZQUEZ ET 8E8 ÍKUVRES. pusiti n un t clí. íaattquf1 duns uno liti r t r u n \ i deux chevaux, un cavaüer et un personniige á piwl sur li premier plan. A gauche, la mor; un navire; dans le foml, doute bien connu de l'artiste. Che?, M. Banks. Une esquisse uu copie de las Meninas. (Noiis en avons díji parlé.) — Portrait d'un cardinal; exécution fortaniraée et magistrale; mais, commC parfois, la facilita de l'artiste l'a ameno íi traiter lu ligure avec trop de lar- geur et de rapiditó. — Portrait ic. Philippc IV, on pied, grandeur naturelle; le roí, vfttu di; noír, t'mnt un papior dans sa main droite. Tete tres-soignensement peinte dans un ton cloré flt brillant; les maina, la droite surtout, sont un modele de vérité pour la foime et la couletir. Ce l¡i- bleau, peint pour le premier marquis de Léganos, passa onsuite dans la collection du comte AltamU-n. Chez lord Heytesbury. Esqulsse du tablean de los Borrachos. Au lieu de íiouf figures, jl n'y en a que síx. Le prrsoníiafíc a getioux, qiü, dans le grand tablean, est prcgquc mi, <;st ici habillé. Signé et daté de 1624. Expression admiraliln dans la grossiere réalití des tfites do ees rustres. Ton ebaud. A Marbury Hall, dm M. Smit/t linvnj. Ciipidon íissis au Bninrl IILP; p r o s 1 t ¡ t 1 1 n t \ 1 1 t i iñ s r c tte to le ffort t 8(t ] pnt 1 K PSt pl •*fr« on appareíico q f 1 prnt q le d 'el quez: C iestdel c ule r ré ssie 1 pre n r coui ( t VELAZULliZ ET SES ÍÜUVHES. 235 un ion pris sur la palette et posé la juste oü il convient. Et pmirlfint, il n'y a que quatre ou cinq peintws de génie, dans tonUis los ocoles européennes, qui soient arrivés h cette per- fection d'hannonie... (LE SIÉCLE, 25 février 1838 : Galería Aguado.) W. ÜÜRGER. — ViJiwijufz est, i mon sentiment, le plus peintre qui ait jamáis existo, plus peintre que Titien, que Corrugo, que Rulipns, que Kembrandt, ees vrais peintres. Le ebevalier ttaphnel Mengs, qui n'fítait guere peintre, lui, a dit de Vekzquez un mol tres-juste : « II semblo peindre avec la volonté plutót qu'avec la main. » Et, chose étonnanlo ce- pciidant, on sent mieux la touche dans la plupart de ses ta- bieaux, dans celui-ci par exemple (un portrait d'Olivares exposú a Manchester), que dans les tableaux de n'importe quel müitrí1. On pourrj'it cmnptcr IPS coups do brosso ot pn suivre ICK direclions dans tous les sentí. G'est ee que l'uncieit cata- logue du Musee de Madrid nppelle a tout propoe : « peint ds jji'i'.iiiier cimp. ii Mais, pour employer une expression popu- hinv.-;i tniuliive a l'axr (J'ótre venue au monde comme ga. i • • üii ' I'HI une feo qui evoque toutes les apparitiona, iii ;,ii)l.nn'iiiciil ea apparence, mais apres de mystéricuses cüiij unilious dont personne n'a le seeret. D;uis quelques autres Velazquez, au contmirc, la touche nese írahit plus; ce pinceau, si brave, produit, on no sait cominent, une dégradation insensible et prodigieuse de la lumiere, et le peintre arrive au menie rísuítat quo Léonard dans la Joctmde, obtenant le modelé lo plus parfait et le i-clief le plus réol, sans la ressource des contrastes au mojen d'om- bres pronontóes. Oh rinconipréhensiblfi! (3'fi»t en ce aens-lá pent-élre qu'il faut entendre le mot pi'íileiitidux et obscur (¡e LUCÍI Giordanw, s'écriant que la 236 VELAZQUEZ J1T SES «EVVUKS. célebre composition oíi Velazqup? t rep ente" fa' nt 1P portrait de. l'infante Marguerite était « la ikéologte de. tn peinture. » Si c'est la de la íAío% e He I b n n n et bien claire; elle n'a aucun rapport avec la Théologie do R.a- phaiíl... Lord Hcrtford a. envoyé la délicieuse Femme á l'éventait, qiií était le chef-d'ceuvre de la galeno Aguado. Cfiux qui l'ont. vue en ce tcmps-lá Be la rappellcnl assnrément; elle est ile cellos q n o bl e po nt \)c de s s a tete a el e \ 1 fr s tt nts rfitoitiLc jusqu'aux co des ne a tille en e S obe, decol- le tée cirr^n mt la s P VO r l i no t d e n q_ñi _ palpite, et sur cette pean d'itn brun chaud éflate un collier di' grenat. Deagantslongs, d'un gris cendré, monttüit imi-bras. Dans la mam droite, l'éventail; au bras gauche penduncha- pelet, avec un noeud dnruban. Üil va-t-elle? au sermón ? Mais d'oü ftent-elle ? n'a-t-elle point un billet doux caché dans son gant? Oh! la bonne dévote espagnnlo, avec oe feu dans le rogard et tant de volupté dans les traits 1 Oh! qu'ello esl attrayjmte, quoiqn'elle ne soit véritableme.nt pasjolie! Mais elle a la beanté espagnolp, : le désir et la passion. I! n'y a guére de peinture qui représente mieux a la fois rHs|iagneet Velazquez. Ln [Kirtraitestdegrandeurnaturello, á mi-corps, ettourní a gauche de trois quarts. Le Fond est d'un gris verdíktre, qui s'harmonise supéricurement avec les gris et les bruns qui courent dans tout l'ajustement. Je erais que cette rarepein- ture n'a étó payée que ak h huit mille franca á la vente Aguado, ce qui semblaü alors un triss-haut prix; elle se ven- draít bien plus cher aujourd'hui... La Venus de Velazifiiez est étendnn, entravers d'nne toilc de six pieds, couchée sur le cote droit, dans l'attitude dts lu i-ftve- VELAZQUEZ ET SES (EUVHCS. 237 rie, la tiHeuupuyée sur un bras replié. On nt¡ voit rien dnwm visage, a peine un índice de profll perdu; niais k nucme, sur- montúe d'une ahondante chevelure bruñe, dans laquelle les tioit;ís tic la main sont noyes; maisle doscambre", donl une raie si'i'jiriiMnr1 indique la souplesse; maís les banches, et ce qui siiil,]nsf|ii:ni liu bout du pied, quitoucbe la bordare. 11 est iinjiíissihlc irimagiiipr une íigne plua gracieuse quecelle qui, -pHrlant du cou, s'arrondit k l'épaule, se creuse a une taille íiéücate, rehondit en montagnc, et glisse ensuite tont d'un jet le long d'une jambe efiilée. 11 y a quelque chose de Wat- teau dans la forme elefante et inlrouvable de cette bello non- chalante, — si Watteau avait fait des, .baigneusen de gran- ilour naturelle; peut-fitre en a-t-U fait." Ln drfiperie sur luquelle repuse cette femme est d'un gris cinnuii' on n'cn voit pas, si cu n'est dans Velazquez. Ücltt; (l>';i|ici-ii'HI'ÍM1 a útú inventúo pour séparer du liuge blanc, Iui i i r m u i i ' In lit, les tons de chair en pleine lumifere; le I'UIIII iln líihlcau, kdroite, derriere k tete, estaussi d'un gris Yugue, qui fait ressortir le íiyeí principal; mais, a gauche, su disipe á larges plin' un rideau rouge somlire, derri^^e l'Amour..., car il y a un petit Ainour ailé et agenouillé, pré- scntíint un miroir dans lequel se réfléchit de face un char- mant visagc. Et c'est ce diablo de dieu Cupidon (il s'introduil pni'tout) qui a t'ait nommcr Venus cette dormeuse, cette rf'VüUHe, — cette femmu couchóo. Comnip quidité de couleur et córame hanuonie, on n« cite- lüil |t,is liciiiicoup de Veliizqucí plus distingues, autunKju'on en ¡xni ¡uLii'f ii la distance «fi ¡1 estpermis de coiiteiiipler cclü- inii^r wiindolcase... (TftÉSOHS D'AET EN ANGLETEBRE, p. 11B et S11ÍV.) UiÉMENT FIE Uis. — J'arrive a Velazquex, le roi du musée 238 VEf.AZQl.EZ ET SES ÍBnVREK. de Madrid. (Vest 1« seulement, en présence des snixíinK1- quatre toiles qu'il contient, que l'on peut admirer la fécon - dité, les ressources, la brosso toujours jnuno, toujours active, jamáis fatigade, de co grand artiate... II n'y a guére que Ilubcns qui presente l'exemple d'une pareille fócondité". Et cependant, ehea lui camme ches: lo, peintre anversois, on ne trouve la trace d'aucune fatigue, d'aucnne modíiicatioD, d'aucune décadenec. On dirnit BPH udiivi-Pt compusées et exémtées au móme moment, presqnfl íi la mSme heure. Les toiles de 162-í sont nl>soliimeiil, h méraes que cellea de J639. Son inconipiirablo talent e I 'arrivé, s'eal SoutenU) adispam, tout d'une p i t o . Jamni4- l'ombrí il hi >.i( ition ni df faiblcwe Unn mípuihable ímagí natíon, füdún par une des mains les plus obéifisantns <[iii ful janiíiih, .ilíiit firpátnut (jftt, |( le apítp, a Madud-qu il faut aller ponr apprécier ce talent, qui m'a jeté dan» xín siii- /íulier étonnement. Si ce mot n'avait pas do nos jours une acception iliffúreute do son véritable sen», et nVniportait pas une idee grolesque, je diríiis que Velazquez est le premier des re"alisten. Dans tuutea ses toilea il a peint ce qu'il a vu, francBeraentTsin^- rement, saus 1'emiellir, mais sana l'enlaidip non plus. Ses choix ne aontpas toujours heureux, et c'est tin tort; moís du moins il choísit, et swn tort est atténué par son intimitfi aupres du roí, qui exigeait une muin toujours prfite pour les coniniHiidcM. Maia, ilks qu'il aborde un sujet, quel qu'il soit, íl ie sauve, il Je placo á la hauteur desffiuvres les plus vantées et les plus parfaites, a forcé d'art et d'habiletó d'exíoution... Jamáis peintrd n'a peint plus franchement. Sa couleur n'a pas le rayonnement el l'éblouissante transparence de Rubens; olio raanquf! de linessi.1, — (juoique sa touche soit loin d'on ñire rlíponrviio; — maiseUc romplarn eos ípialüi^H par uno VKLAZOL'EZ KT 8E8 (BOVRES. 239 inlrasitó qu'aucun de ses ¿mulea n'a possédéc á un plus luuit (legré. Toute son harmonio, toute sapiiiasnnce reside dans le rapport dea tona entre eux, tons rarement rompus par la dígradation de la pnnmo. Les vertB, les roses, les jauneB- pnille, leshleus, se íbndent sansse heurter dans un concert cía ir, éclatant, oü je cherche ancore une dissonance... (MUSÉE DE MADRID, p. 23 et suiv.) CHARLES JJLAMC, ~ ; 0 n le sait, Y ideal ne, fut jamáis le do- nmine des peintres espngnols, et par idea], j'entunds i<'i le haiil. style. Bxprimer la passiou, surprendre la réalite", faire palpiten la vie, ce fut le lot de cette forte écoW. E»orSHiSi'iion Diego VHazquez était le plus espagnol de toufl les peintres. II faut le Hiiivrü pus a pas dans sa marche vera le genre de perfection (fií'il dcvait atteindre. Son maitro favori, celui qu'il placait ¡ni «lessus ile Pacheco et de Herrera lis vieux, ftYtait la nnture. [1 ln consultiüt a chaqué instant. du jour. Il avait pris a son sorvice un jeunc paysan qui ne le quittait point, et il 1'étn- diaít en ses moindres gestes, faisant prendre á son corps mille posturas différelites, épiunt sur m physionomie h.a exprnssinns de gaietíi ou de tríslesse, d'attention ou d'indiffó- rence, de plaisir ou de crainte, que provoquen! les accidente de la vie commune, ne 4'ípargnant enfin aucune nuance, aucune difllculté do dessin, aucun raccourci. De la sortc, il ítudiait 1'humaniuS daña un hommo, et cherchait á sur- prondrc sur ce modele, toujoursle memo et toujours mohüe, non-ueulenient la trace des mouvementa ordinaires de l'ime, maja le partí que peuvent oífrir á la peintiire les diverses attitudes du corpa humaiti. U obsei-vait sur ce visage les rides crtiUflées par le rire ou lea larmes, ees rides qui, suivant la remarque d'un phüosopliR, servnnt h pxprinier ln join aussi Ilion que ln (lonletiP. IHO VEr-AZQUlíK ET SES OttJVMiS. Tcllf ("'liiitlaconfiance de Velazquez en la riche varit'-iT; dt: Ja miture, que, lorsqu'il puisait dans cet inépuisable trésor, c'était prnsque trmjniirssanspivfércnce, bien sur qu'il y ren- contrerait partout la beauté ot qu'il saurait la traduire. Par- tíini de ce principe, il n'eut d'abord d'autre but qu'une imi- taliim scriipnlcusfi do la forme et du ton do tous les objets, fiuissjLiit avec le memo soin chaqué partió et luí donnant timtii la vigueur qu'il croyait y voir. N'est-ce paslaque doit niiuliúrf! en effet le naturalismo, du moins au debut ? Si vous considérez l'art commti unn simple contre-épreuve do la nti- ture, aussitót tout en ell« vons onchante; occupé de la acule fidéliti: du rendu, vous aítachez aux parties principales on acccssoires une égale importance; prenant un íi un los d(:- tails, vous les attaquez d'ahord avec amour, avcc forcu, SÍIIIH vyuloircn samficfaiiciiii. Alurs les plans qu'il aurait fallu distingufii* so tinilVunlciii, |;i vnlciir Ti'bllvft df>e tons vous nl «le r¡iccfnt, du rolicT, vous tombez daos une ilnivLr ¡rirvilülilr-. Co4 <•>• qui arrivil p r í d - HÚnxint k Velazquez ilaus m \>venúbva lutle contru la nature... Paysagiste, Velazquez ne dut pas l'étve a la facón des Ho]- Jíiinliiií?, c'est-á-dim qu'il ne fut point précieqx commeKorcl DuJíii-din, curieuxparles dí r 'tailsduteprainjwmmc'Wynants, lini comino van de Velde, suafc coimue Poelfiuburg; il apporta dariK IR paysagc une rude frauchise de pínceau, il lo traitii dans uun maniere largo, somniaire, qui somblo natu- rtlltt aux ¡(cintres d'histoire et qui était celle de Rubens. Che/, ls peinlrn csiiafínrj, la campngni1 ne joue pae précisémeiit le prcroii'r i-ólc; i'He scrt de fond aux ópisodes animís que l'ar- tisln iniagini! avcc 1'intention A<: les mettre en relief... Uuant a l'exécution de ees paysages qui apparliennent au Museo del Rey, comme la plupart des asuvres capitales de Velazquez, ils son!, brosses hardiment, bniklement, pour VELAZyUEZ ET SES fF.CVRES. '2ÍÍ Otro vusdeloin.Depres, on serait choqué d'une touclit' aum heurtíe, de la crudité de certains rapprochements, du vague dans lequelsont massés, et en apparenco confondus, terrains, nrbres et ciel; mais, si on les considere á distancc, tous ees objeta se dúLrouillent wissitot, tout s'harmonise, chaqué élé- "nient du lableau reprend sa place, chaqué ton, sa valeur; la lnmiere brille, la nature et la vie sont presentes, l'illusion augmente ít ce point qu'on est tenté de se rapprocher encoré, pour ft'cxpliquef un effet si artiatcment combiné, si súrement . 11 est des choses qu'il ne faut point demandera Velazijuez: I IVlíviltion du stylr, les con\oii]iuüí»..lJiadilÍQlpRcIles comme >••'••"• '¡i '•"''•" I'""""', "l ..-ti.- ii1JJ,.sso_daEsJiCJ!S¡j; 11 i. H , I . |'i i 11' i' i-> m i i, ••..•ni, \ i | [ i s i [ u ' í i s u b s t i t u e r ,ni\ !-ii; i'ir (I;I -• • 111 - l:i n; •••, n - r . i í i i i i c i i i e n t s i n v e n t e s ¡i/i!- \r i r r u i r m i ji.iy k wMÍ' . \ ' i i / i j i i i M n e p a y e j a m á i s qu'en iiriiii' 1 ' [ ' I V - I H I ' J Í H ' , i > i ,i liommes, ot l'homme, á ses yeux, c'est Ic premier fK Vol¡izi(U(?¡5 revint d'Itnlie aussi Bspagnol, aussi Velazquez ijue uuparavant. L'ítude de l'antique n'avait pas élevñ son stylejusqu'al'iíléal. Sa destinÉo était de régner exclusive- menl dans lo domaine de la réalitó. S'il n'eut pas des uiles pour montor dans les nuages et y saisip les expresgions sur- humainos, il fut peuMitre le plus grand do tous ceux dont les pieds touchent la torre, tía pdnture, á forcé de caractere, devint sublime, ct souvent, mjand il ne cherchait que la vérité, il roncontra lapoásie. 11 en mit plus dans un simple porlrait que d'autros n'en mettent dans dos compoaitions sacrées ou hisloriques-.. 242 VELAZlil'EZ ET SES (EÜV1IES. Toua lesftffntsd'une- naturc observée au huwird, tona les phónomenes de la lumiere, depuia rintensité du grand soleil jusqu'aux nuances les plua fugttives d'une ciarte douteusn, Velazquez lea aborde sana hésitation, les reproduit san* peino. Ilicn n'embarrasse un tel maltre, rien no l'étonno, tant qu'il ne s'agií pas d'idéaliser aon modele. Grouper dos personnages daña la pónombre lui est ausai facile que d'en enlever un seul en pleine campagne. S'il lui nrrive de visilnr une fabrique de tapia, (¡t d'y voir des femmes qui, á raison de l'ratrome chalcur de l'úté, Iravaillent k ínoitié núes, HUIIH mi rayón amorti par lea tentures extérieures, il sera (v¡\[>\ir <\<-* effets charmants de co clair-obacur, et il reprü^nli'iii lis Pilfiust's, las Hilanderas, livrant nu demi-jour leur nudili': iusoucianto, taiulis que des dames plus \6tues marchfmdent des tapisseritiH terminées, et sont la pourtant comme de sim- ples objet» dont le peintro, s'est sorvi pour montrer les mira- des dn son incomparable pinceau, pour augmenter l'iUuskni di! l.i 11.T-|I.Tii\" -1 iloimerprisc aux accidenta d'une lumiero I.;i \> rilr! vn,!,i !:i iu;n\n poísicdeVelazqucz, voilíisn muse. '] l a i s s e á k iiiiLui'ü 1Ü soind'ílrebclle. Múur cr-iui \¡^ri-- ion imagination fait partió de aesaouvr.uii- . H u NI ¡I • '.m1 • ce qu'il 1 TU; maia aussi quel regard! m 1 il rinlu^^-r tout, (inaemble et dótailsl comme il péutlrc ¡ui foud dea choses; comme il touchc a la forme des objeta; comino il en saisit le ton positif, le ton justo, ouplutot lo tonapparent. imi est lo aeul juste! Rien n'échappe a sa raison porgante 11 d'une immanquable sürcté; il mfisure jusqu'íi la distaiiic des corps, par le seul degré d'intcnsitó que donne aux cou- leurs l'interposition de l'air ambiant. Hien nc trompe les yeujt do Velazquez, et, au contrairc, c'est lui qui trompe l'aiil des autrns!... VELAZQUEZ ET SES tEL'VBES. 243 Si la puinture n'etait qu'un second enlantunient de la création, Vclazquez serait, sans contredit, le plus groad des pcintres. Van Dyck, Rubena et Tilicn l'ont egalé pour lo por- trait; ils ne l'ont point surpassé. Dessinateur correct, colo- riste vrai, mais vraijusqu'au sublime, aucun des presíiges de la naturc physique n'a échappé a la,puissance de son imi- tation. II commeiu;a par reproduirc le modele sechement et crúment; ensuite, il tint compte dos pbonoménes visibles : il s'apercut que la forme n'est pas abstrnite, rm'ello cst modi- fiée par la présence de l'air, que la couleur dqiond do la dis- tance des objeta et de la lumiere plus ou moins vive qui les frappc. Alors il peignit la nature comine elle so montre á iiiw ynx |iiiii!' ne les point blesaer, pour leur plaire. Enfin, iirrivr ;ni\ jimitos de la pp.rfection, il sUpprima les appa- íTiiers de I;¡irl, et il ne rosta sur la toile que la nature elle- mime. Ne cherchoz, parmi lfis reuvres do Velazquoz, ni la pensúe profonde du Poussin, ni h sentiment exquis do LD- sueur, ni le beau ¡mtique, ni ¡'idealismo des Florentina du quinzieme siecle : Velazquez n'a vu dans les nieux ijue dos nomines, ct dans les hommes il n'a vu que des Espagnola, c'est-á-dirc des íígures se mouvant sous 1'empire des pas- sions, á la ciarte du Boleil. Sa peinture a done manqué de stylc; mais, enrovanchc, elle est remplie de caracterc, et ce caractért!, c'cst la veritú. (HlSTOIHE DES PEIKTItES HE TOL'TES Í E S ÉCOI-ES. Biographie de Velazqucz.) THÉOPHILE GAtmEB. — Nous filiamos visiter le Mmeo real... Sa gloire particuliere, sa riebesse origínale, c'est de contenir Velazquez tout eniier. Qui n'a pas vu Madrid ne connait -ce peintre étonnant, cet artiste d'une individualité absoluc, ne relovant que de la nature ot dont le rúalisme a 214 VELAZQUHK KT HES (KUVKE9. su se conserver intact au milieu íi'une cour Íbrmaliste. L'Es- pagne, jalouse, n précieusement gardé tous les tableaux de son maltre favori, et c'est a peine si les galenos les plus fiches en poss&dent quelque esquiase ou quelque répétition d'nne authenücité toujours un peu douteuse. Velazquez seul vaut le voyage, et, maintenant que le chemin de fer rend facile de franchír les Pyrénées, nos jeunes peintres feront bien de Taller étudier... Quoique Velazquez fút savant, qu'il connut par plusieura voyages les chefs-d'ceuvre de l'art italien et de l'antiquite", qu'il eút meme fait des études et des copies d'apres les mai- ,res, il ne ressemble á personne. Son sentiment, ses procedes .i appartiennent; aucune tradition n'y apparaJt : il semble voir inventó la peinture et du meme coup l'avoir portee a sa icrfection. Nul voile, nul íntermédiaire entre lui et la na- ure; l'ouül méme est invisible, et ses figures paraissent ;ées dans leur cadre par une opération magique. Elles 'ivent avec leur enveloppe d'atmospbere, d'une vie si intense, si mystérieuse et si réelle á la Ibis, qu'elles donnent au pré- sent la sensation du passé". Ün se demande si les spectateuru qui contemplent ees toiles ne sont pas des ombres, et les personnages peints des personnages vivants, regardant d'un air vague et hautain d'importuns visiteurs. Certes, lescon- tempüí'ains de ees admirables portraits, qui expriment en meme lemps l'homme extóricur et Thommo intérieur, n'a- vaient pas des modeles eux-mémes une perception plus nette, plus vraie, plus vibrante; on peut infime penser qu'elle était moindre que la nótre, puisqu'un grand artiste comme Velaz- quez iijoute a ce qu'il peint son génie ct son coup "d'oeil qui penetre au déla du regard vulgaire. Dans ees images si exactes, il a dógagé Tessentiel, accentué le signifleatif, sacrifié rinutik', et misen luniiere la pbysionomie intime. De tels VELAZOL'EZ ET ÜES IKIIVRES. 2íf) poríraits en discnt plus que do longuea hisloirns; ils cnnfes- snnt et résument lo personnage,... Vclazquez ne dédaignait pas les mendiants, les ivrognes, les gitanos, et il les peignait d<¡ la meme brosso qui venait de líxer dans un cadre d'or une physionomie royalo ou prin- riere. Voyez lo tablean de los Borrachos, un chef-d'ceuvre qui solón nous mérite mieux que las Menina» le titre de Théologie de IJI peinture; VÉ sope et IR Ménippe, deux simples gueux philosophiques, jaunes, ranees, délabrés. sordidez mais superbes; el Niño di Vallecas, un onfant phénoméne, né avec un double rang de dents, et tenant la boliche ou verte, dont Vehzquoz a fait une peinture admirable. Les femmes barbues des foires n'effrayaienl pas son robuíte amour de la vérité. Sa couleur impartiale comme la lumiéie s'étendait sur tous los objets aven une splendeur tranquille súre dn leur donner la méme valeur, que ce füt un roi ou un pauvre, une guonillo ou un manteau de veloura, un tesson d'argile ou un casque damasquiné d'or, une délicate infante ou un monstre gibheux et bancal. La beauté et la laideur luí semblent indifférentes, jl admet la nature telle qu'elle est et ne poursuit aucun ideal; seulement, il rend les bellos choses avec la meme porfection que lea vilaines, en quoi il difiere de nos réalistes actuéis. Si une helle femmo pose devant lui, il en rendra íoutes lea gráces, toutes les élégances, toutes les délicatesses. Son pinceau, qui, chargé de bitume, hftlait et encrassait la trogne d'un vagabond, trouvera pourlosjours de la heauté des páleurs nacrées, des rougeurs de rose, des duvets de peche, des snavilés sans pareilles. C'est le peintre de rarístocratio et le peintre de la canaille; il est aussi admi- rable au palais que dans la cour des Miracles. Mais ne lui demandez pas de scénes mythologiques, ni mCme, chose rare pour un peintre espagnol, de scenes de saintetú, l'our avoir 24f> VELAZQTJEZ ET 8E8 (EKVHES. toule sa forcé, il fnut, rorame Antee, qu'il toucho la terre, rnais alors il se relieve ¡ive.c tonto la vigueur d'nn Tifan... (MONITEÜR du 24 septembru \HM.) Benuconp d'autres écrivains franjáis oot parlé de Vnlaz- qtipz, par exemiilo M. Beulé, dans la ñevw des Deux Mondes, M. Lavice, dans une Revue dea Musées tPEspagne, M. Du- mesril, etc., ote. Nous terminerons ees citatinns par un frag- Tíient fie M. Villot dans son Catalogue du Louvre : u Velaz- (juez a excellú dans tous les genros. Ses portraits seuls suf- [¡niient pour rendre son nom illustre. Dfissinateur savant, coloriste puissant et harmonieux, il montro dans chaquo ou- vrage une raro connaissance des effets de la nature, qu'il reproduittoujoursd'une mánibre largo et éievée... » IV CATALOGUE DES PEINTURES DE VELAZQUKZ DANS LES MD3ÉF.S F.T DANS LES COLLECTIOHS DE L'EÜROPIÍ. I] y nvnit deux manieres de faire un catalogue de i'o?.uvre peint par Velazquez : L'nnc, en alignant des extraits de tous les catalogues vieils et nouveatuc, catalogues de ventes ándennos et modernos, catalogues de musées, galeries et collections quelconques; en rassemblant les indicatjons fournieg par des livres plus ou moins autorisés; en compilant tout ce qu'il est possible de recueillir dans les imprimes ou dans les manuscrüs. Et ce n'était point trop malaisé.avec l'aide d'un bibliophile érudit comme Test M. Gustave Brunet. On eut produit ainsi un vrai trÉsor do curiosite", mais peu utile, sans doute, aux artistes et aux amateurs qui désirent étudier Velazqucz sur les ceuvree bien autbentiqnes qu'on peiit rencontrer aujourd'hui dans les diverses galeries. L'auúbananifcre était done de reunir en un seul catalogue tous les^PBreBiix de Velazqucü disséminfis aujonrd'hui dans lf s musites et dans les collections particulieres, sauf a donner, en note coraplémentairo, les indteations qui rísultnnt des an- ciens catalogues ou de livres dont la compétence est discu- table. 2*8 JA2QUKZ ET SUS L'auteur de ce catalogue approximatif a eu la chance de voirpresque tontos los pilónos de l'Europc, ct Velazque7.it él/> de ceux f|n'il ¡i -iji'ci.il-uiriii étudiés, en Espagne, en An- glotorm, en l!i r n^n • ¡i li..r.Fiul[! et en Allemagne. l l a d o n r ,iuthent¡qin' ]n¡ nnnn- l;i jili'juirl dea tablcaux consignes dans ce catalogue; poiir les auli-es, il a indiqué los informad o lis auxquelles il est obligé de s'en rapporter. Et quelle classification adopter? T/ordre clironologique serait le plus rationnel et le plus instructif, assurímo.nt; inais, quoique nous sachions les dates d'un certain nombre de Veíazquez, le classement des autres serait Iaissé a un íirbitraire trop hasardeux. Glasserpar sujets, celaoffreplusieursavantages, par exfiiii- ple l'avantage de reunir tous les exemplaires varíes d'imo métne composition, depuis les esquiases et ébauches j itsqu'aux répétitions du labloau terminé. Mais quol incünvénient de sauter brusquement de Madrid a Londres ou a Saint-Po'tPi's- bourg! Nous avons préféré le classement par pays, eu coinmon- ^ant par les musées publics, ajoutant les collections particu- tles tableaux isolés, W. K B E . Ü GR ESPAGNE. MU8ÉE BOYAL I>I5 IIIA m i l » . Nous rlonnons les SOTXANTE-TIIOTS tiihlcaux du Mnsée de Madrid dans l'ordre oü íls sont portes a u Catalogue, sana fitre mime rapproché's los n n s des a u t r e s . II faut croire que ce. olussement, — ce díisorflre, — sera changó daus lo nouvean catalogue qxtts préparent d e p u i s l o n g t o m p s M M . d e M a d r a z o e t qu'il serait bien útiles d e p u b l i e r eníin, á présent q u e , gráce ¡un HicniíiiK dn ler, il n'y ¡i plus de Pyrénóos. (i'csl le ic\t.(» d a Catalogue q u e n o u s reproduisons, avec i[iicl(jnr"í r!iiri''iT]incs i-i (ivee (Iris reran.rqup-3 pcrstmnrllos. ! . —N» .-¡1 du nalHlogiio de 1R5R : NOTUlí-SKIGNRUR CItÜCIFifí. Print pour lee relts-ieusas de San Placido; devenu la proprielé dos ducs tío San Fernando, quí le donnerent au roi Ferdinand VII. — Fond ténébreiix. JlaiiJeur 8 pieria i t pouces. LargcurG piflds i pouce. Ce Cliriat, (le grstideur nalurelle, esl terrible. C'est corract, serré, Voycz p. US. 2. - 02. L E CdUKONNRMHNT DE LA VlEItGE. La Vierge, couronnée par le Pire Éternel el par son divin Fils, re- íoit la lumifere du Suinl-Esprii. Les auges apparaisseni au milieu des H. 6 p. 4p. L. 4p. 10 p. Eeaa, mals vulgaíre quoique singuliar, sí Ton peut rnpprocher ees épilheles. C'est le momenl oú Velaiquíz esi influente par le Greco. II y je des nuages d'argent, tres-fantastiques, r.omme rtani le Greco. I,M figures sont rouges et communes. 5 . - 6 3 . L E DIEU M A R S . Nii, ansia, le casque en tete; a aes pieds, les aulrea pitees de son H.Op.Sp.L.íp.Op. petulante. Fond brun clair. Peinture a a «OÍ mol le. Malgrí eerlfiines qua- lilés du ton, o ti dirait preaque un tablean de la decadente fia mande, apréa Rubens. f,e* siíjfls mythologiquea, de mémn que les sujéis catholiques, ne portent pas bonlieur i Velaiquez. 4 . — 7 1 . PORTRAIT DE JEUNB FILLE. Cheveux chálains, Ireaséí el BTCP des nosuds rouges; torsagn gria clair, manetas tailladées; allí tfent entre ses mains un faisceai! de fl. 2 p. 1 p. L.1 p . 8 p . II se pon rr ai I que oelle jeune filie fíU la Tilín ile Velszijiifi, Ce por- irait est faiblement desainé, el asseí mal ensemble. Peuí-élre n'tst-il qu'une copie libre du n° 78. 5. — Ti. PORTRAIT, EN RUSTF,, DE 1MIITJPPR IV, JEUNB. Armuro liacicr, avec ornements d'or, echarpe cramoisie, fin sautoir aur la poitríne, H . 2 p . S p . L. l p . 7 p . Cette psintare est seche et dure. T r i c o n tes la Me. tt, _ 78, PORTRAIT DE JEUNE FILLE. Tour la physionomlií ellecostume, i elle paralt »miir ile la jeunelille rfpréseiiléedanslelableau n " 7 1 . » Elle lient égalemenl un las de neursdaos son girón. Mime» dimensions que ln n> 71. PlicA daña la Trtbune. C'cal aaínrément le mime modele qun le n° 71, VELAZQUEZ ET SES (HIJVRES. 231 qu¡ en esl une répétillon, quoique la figure solí tournóe a gauche, tatidl* qau ecllcei esl ioiirnée i droile. (-'original parali filre ce n° 78. Elle cal vue de face, a mi-corpa. Celte peinlure fait penser a Chardin. 7. — 8 1 . PORTRAIT D'ÜN SOULPTEUR INCONNU, qu'on presume Hrc. Alonso Gano. rhysinnomip accentuéa, mouslaehes no Ir es. Coa turne de solé noire. La main gauche posee sur un buate ébauclié,ladrol!c leñan! un ioslru- H . 3 p. 11 p. L. 3 p . 1 p. C lig. Plací dans la Trlbunn, Ln tf-tn de la slatufi eat legérement brossée 8. _ 87. SAINT ANTOIXE, ABBÉ, ET SAINT PAUL, PREMIER ERMITE. Un corbeau apporle íi sainl Paul un pain pour sa nourrllure el pour cclle de saint An'oine. Dans le lointain, deux liona creugenl la tombe de saint Paul. A droitc du spcctaleur, la grolte áe saint Paul et saint Anloine qui frappe k la porte. Fond : paysage aveC une riviSre et un tronc d'arbre. II. Gp. 3 p. L. 8 p. 9 p. Le payeage est ¡miganse. Lee figures onl environ 2 piedg ríe haut. CrSW a imité cela dans son tablea u représenlant le móme su jet, au líanée de Oruielles. II j avaic au Musee espagnol une oapéoe d'eaquiise iie ce iableau de Vulaiquez. V. p. 179. 9. — 1(H. ENTRÉE DE JARDÍN, avee uno partió iTarehi- Ifsctum. 10. — Í02. ENTUBE DE JARDÍN, ftvra unt- rspfece (ln por- tiquR fit diverses flpures, CM deux pendauls, cequia de coulenr etd'esprít, n'ont que ( pied 7 poucñs ds haut sur 1 pira) 5 pouces liu larKe. Ha ont été pnlnls í, la villa Medie?, a Roroe^ pendant que VeiazqüM y étaií malade. On r e - trouve encare les mimes sites, satis beaucoup de cbangeraeni, k la villa Medid. 2f>2 VELAZQtEZ BT SES (líUVRES. H. _ (07. PORTRAIT D'IIN INf.ONNU. Figure rnliere, de grandeur nalurelle. Ce pourrait ílre le portrail de quetque acleur célebre de la cour de H. 7 p . 6 p . L. 4 p . 5 p . Ge porlraif si expresaresl place duna la Tribune, avec lesprincípaux cbefs-dVeuvre de loulrs lea éooles. La ligiire lout en noir se détache en eiíhoucUe sur un fun-1 gris. Les noira deVeUzquez sont incomparables. 12. — j()9. POHTI1AIT lili L'INPANT DON CARLOS, so- contl íils (lis l'liilipiic III, Inqnfil naquit en 1607 nt mminit en 16;i2. Figure enliere, de Rrandeur nalurelle. Coslume noiravee ui) man lea u couri el unegrossechnine (foren ssuloír sur ¡a poilrírn;. Daus la ni:irn gauche le cliapeau^ üan^ la matu ürciLe un gant. H. 7 p. 6 p. L, 4 p. 6 p. II esl debout, vu de iroU quarts a gauche. I'einlure serréc d'esícu- iioii. Supepbc. 1 3 . - 114. PORTRAIT D K T J A U E I N E DOÑA MAMA ANA D'AUTRICHE, scconde femmc (le Philippe IV. Figure cutiere, de grandeur nalurelle, deboul. Cas tu me noir, bord¿ d'argent. 1.a main gauche lienl un mouohoir b l a n d a droiteest appuyée sur le dos d'un fauleuil. An fond, un ri'leau et une table couverte d'un tapia de damas; sur la lable, une monlre. H. 7 p. 6 p . L. 4 p . 8 p. Peinture douce el fine, esquine. 14. — H5. PORTRAIT DU PRINCE DON BALTAZAR C A R L O S , flls remfVreraaniÍTC¡le Velazqucz, lorsqu'il se rapproche da nibera. LeBaochusest un peu burd.Les accessolres sont prodigieux. La date est 1624. Lord IleyLwbury ponsode unu esquiase signúii ot dalée. V. p, 83. 2 3 . — 13í). PORTIIAIT IVHOMMli INÜONNL*. En busie. Coslumc noir. 2 4 . — iJO. PUUTHAIT D'HOMME INCONNU. II. 2 p. 8 l i g . L. 1 p. 7 p . Costurae noir. Cheveux chátains, noustadieí • i la Ferdiu * Dans la maniere dure de Velazquei. Grand caraolere. 2 Ü . — U± i'OKTRAIT DU P J I J U W ' K IV, daus Un chapea u dans la main gauche, un papier da na la ma VELAZQEEZ ET SES IEI.THES. 255 CoBlume nnir. Fond, » gauche, un rideau rouge et une lable couverle d'u» tapia do memo eouleur. H. 7 p. U p. L. 4 p . 6 p . Pas de Velazquei, maia do Pareja, á U. — inri. LA 1'ORüE DE VULGA1N. A pollón apprend au dicu du feu 1'injure que souffre son liooneur Hvec la a corrtspondenaa criminal • (le mat esl pareil au mot anglala criminal conversaron) de son épousc Venus avee Mará. Nona avonslraduil l¡lléralement(raalgré les (aulos de franiais), pour conserver le cara ele re du catalogue eapagnol. H . 8 p . L. 10 p. 5 p . mier voyage, 1629-3), el rapporlé * Philippe IV. (Test lllalie qui ex- plique la niaieerie raaníérée de l'Apolloti. U s fonda gris, tres-simples, sonl superbes. ¥. p. 1OG. 53. —198. PORTRAIT DE L'IXFA.XTE DOÑA MARÍA D ' A U T R I G H E , íille d e P h i l i p p e I V . Figure enlíere, de grandeur naturelle, debout. Corsage el carato roses, galonnés d'argent; niRnchca Üottanlea en baílale. Dans la main droile, un mouchoii1; ilans la maln gauche, une rose. Un ruban rose lomlie de la cheveiure sur le colé droít. Ridesu de II. 7 p . 7 p . !.. 5p. 3 p . VELAZfjtlEZ ET SES (EUVKES. 21) I- — 200. POHTHA1T DE PHILIPPE IV, jeiinu. Figure e n t i e n d e grandeurnalurelle. Debout,en coslume do chass orrílé pres d'un arbre, un cnien a gas pieds. Gants de ehamois, d cmpesé, haula-de-chausses d'un gris verdalre, lea manchca du póur poinl noirea, rehausséea d'argent. Sur la lile, une casquuile. Dana I fflain droite, une eacopelfe. H. G p. 10 p. L. 4 p . 6 p . C'eat ['original du lableau dont le Louvre a acheté réccmmenl un 3ü. — 209. POHTRAIT D'L'NE VIEILLE SEÑORA. Coalume noír, avec une cape á la ¡tomando, une taque el un voile su la tile, el une echarpe plissée contre la poilríne. Elle tienl dans se mflins un mouclioír et un Ijvre (uu Offido Divino, dit le Catalogue). Elle cst deboul, IUC jusqu'aux genoai, lournée de tro¡3 quarts ver la gauche. Caractbre terrible. Beüe el sombre peinlure. II. 3 p, 9 p. 1 lig. L. 2 p. 8 p. 3 3 0 . — 228. P O l t T R A I T D'IIUMME INCONNi;. Coa tu me noir el large Traise. II.1 p . 5 p. L, 1 p. 3 p . 61. lin buste cauri. Dans la maniere dure. Pea rematquable. 57. — '230. PÜHTHAIT ¿(JUESTIIE DK PHILH'Plí III. Sur un beau cheval blano, au bord de la mer. Armure, bolles clalres el somluvro, echarpe rocige en sauíoir. Dans la maíu droite, le balón ilecammandemenl. II. 10 p. 9 p . L. II p. 3 p . ücandü et superbe peialure, faite de chic, bien enlondue, puisque í'hiiippu III n'61a¡t plus la. La crfniére du c! slprodigieua en 1631, ainsi que le pendan!. V. p. n i . ••V8.—2¡H. POHTRAIT IÍUCKSTIIE DE ] (¡AIHTA nWUTliICIilí, [(.[uin(. de Pliilipi». 2*¡8 VEI.AZQt'EÍ ET 8ES tEtVRES. Sur un hean clieval pie. Fonil de payaage accidenta. H . l O p . 8 p. I.. l i p.l p. Ü'm le pendant du précédcnt. La reine est vue de trois quarts á gauebe, en beau coatume, longue jupe noíre, lamée fl'argcnl. 3Í). — 2 4 3 . PüRTRAIT U'ÜN V I E I L L A R D , comiu sous l e nom de Ménippe. Enveloppé d'un manleau. Kicure ctiüisre^ üc nmiidcur Tisturclle^ debout. II. C p. 5 p. L, 3 p. 4 p- 6 1. Plací dann la TrÜiune. 4 0 . — l'üHTHAIT D'UN NAIN. l-'iguro eniierc. 11 eat assis feuillelant un livre. II. 3 p . 9 p . 9 1 . L.2 p. II p. 61 Urge pelntut», tri¡s-e*prtt*ive, d'un peraonnage liíiarre. 4 1 . — 2 5 4 . P 0 R T R A 1 T D'UN VIE1LLATID PAUVHE, v u l g a i r e m c n t t i o m m é Usope. Vím d'uoe eapece de sac lié avec une corde autour de la ceiuiure. La main gauche ramassée conlre le aeín, la maín (Itoile tenanl un livre. Pendant du preceden t el nemes dimensión*. Cea deux lalikaux as sel célebres, aurtout par la gravure, ne sont pas de premiere qualité. 4 2 . - 2 5 5 . PORTRAIT D'UN NAIN BARBU. s Assia par terre. V£tu de rouge el á& vorL II. 3fp. Op.Glig. L. 2p. 11 p. 11 y ,n a une rípélilion chei M. Salamanca. 45. —238. P O H T R A I T D E P H I L I P P E IV, jeuiií!. Coslume noir, avec manleau. La rnain droile Üeiit un papier, la gauche est appuyée conlre unelable, sur laquelle esl le chapean. II. 2 p. Sp. L. Z p. 8 p. PeinLurc íroide el assez fnible. VELAZQtlEZ ET SES , la cheraise de Joseph ensanglanlée... Ce tablcau, i[ue nous retro "ve- rong plus achevá dan» la colleciion de feu M. Madraio puré, est íci k I'état d'ébauche. » (l.avicu, Htm: des Musées d'Espagne, p. 214.) V. p.1O7. Peinla Borne en 1630. Je n'aivu ni ce tableau, ni celui de l'ancieune palprie lladrazo, rjul devralt «Iré chez M Salamanca. AMLLEK1E OE m. SAL*Í1AS(CA, ;, Madrid. 6 9 . — PORTRAIT DE PEMMB. Vue Jusqu'aiiJi genoux, lournée de trola qutrla viri la gauche, la mnin (Imite appuyée sur le dosaler d'un femenil. Tele nue, haule coiflure arec sos cheveux. Coslume noir. Fond gris clalr. Premibre beaulé I C'flst un des por Ira Hs exlraordlnaires de Ve- \ KLA7.Q1.1X El SUS atUVRKS. 2CÍÍ 70. — PORTRAIT DE P1IILIPPE IV. Va jusqu'a mí-jambe. Tournc do troU quaits vers la Ranche. Man- tcau rose. Lie la main droUc, il t i t i n un rouleatl de napiers; daos la main gauche, son chapean. Superbí peinture. 7 1 . — POR.TRAIT DE LA FEMME DE PHILIPPE IV. A mi-jambe, Costume noir. De la main gauche, elle lien! un moucholr. 72. — POHTRAIT D'HOMME ASSIS. I.a main d roí le appuyée sur le braa du rauteuil. Un prélal? 7 5 . — DON BALTAZAR GARLOS. A cheval. Tresque répétitJoii de celui du Musée. 74. _ PORTHAIT DTN GARDINAL. En busle. — Ordlnaire. 7¡f. — J'ETITE SAINTE, avec une palme. Dans la galeric. 7G. — POHTRAIT DÜ FR1ÍRE DE PHILIPPE IV. Figure enlifera, dp prandeur nalurelle. Debout, Inul en noir. Dans la main droíte, un paplep. A gauche, une lable sur lai|ucllc le c l u - peau. l'ond gris. Un chef-d'ceuvre. 7 ? . — líípétiíioii ild NAIN du Museo, n" 40 di! notre Cata- 7 8 . — VüE D'UNE PLACR PUBLIQUE, avec une slatne ííjurstre ¡IU inilicii. (Juanlilií de figurines vives et apiri- tuelles. 79. — I'OHTHAIT D'UN IlOMMlí, »vec un n-nun]. Tas SÚP. 266 VELAZQUEK ET SKfí íEtTVRES. 0 0 . — PAYSAGE avnr íipuñnes. Pas sir. 8 Í . — PETITE INFANTIL Faux. 82. — DAVID AVEC LA TETE DE GOLIATH. Grandeur naturelle. — Faux. DUC ni! MEDINA CEU, á Madrid. 8 5 . — PORTRAIT DE PRMME. Citó par le Guido en Espagne de la collection Joanne. Mais je n'ai pas vu ce tableau. Peul-filre y a-l-il encoré d'aulres Velaiquflz daus les aulres colleo- lians parliculieres de Madrid, chez le manquis de Villafranca, le duc d'Aibe, le duc d'Hceda, le duc de Paalrana, le marquls Ke Ja val- Quinto. Mais je ne les comíais paa. UArtille do J80'2 cilu Irois Velai- qhiez dans la collecLion de don Jorge Díaz Martínez, a Uadríü. UOIXECTION DE FEU n. JONE DE MADRAZO, ancien dtrccLeur du Museo royah Cctte collection n'existe plus aujourd'hui; elle a passé en partie chez M. Salamanca et dans les auíres galeries privées. Nous donnons cependant, d'aprfía M. Lávico, qui écrívait en 186Í, mais qui pmhablement n'a rion vu, la liste des Velaz- qnfiz de la collfiction Madrazo. » 4 . — LA RORE DE JOSEPH. OriBinal dont l'fsquisse esl a l'Esourial. \\\\. — PORTRAIT D'OLIVARÉS. ¡IQ. — CHASSE, paysago de, petite dimensión. VELAZOUEZ F.T HES (KÜVJIES. 267 8 7 . — POR.TRAJT D'UNE PKMME COIFFÉE D'UN FEÜ- THK GRIS. 88. __ POUTRAIT DE MAHIE D'AUTMCHE. A SÉVItLE. A Musée de la Merced, pas de Velazquez. u 80-02. — Colleclion Garc¡a deLeaniz. Denx marines et deux portmits (Lavíce). 9 3 - 0 4 . — Collection Lopes-Cepera, Paysage avec figures et uno Nntivitó (LÍIVÍCÍ)). Ob. — fiollection Aradabla. Portraií d'honune. Douteux (tavice). 9 6 . — Colleotion <&» Aniceto Bravo. Grand lableau de Nature morte. (V. p. 34). 07. — Collection don Juan de Gnrnnlen. Un Cardón (V. p. 34). A CiREIVADE. 08-100. —A iArckevkhé. Un David et deux tahleaux de Fmits (Lftvioe, Jlevue des Mutées d'Espagne], MUSÉE VE VALLADOL1O. 101. — Deux figures pre» d'un tas de vígétaux (V. p. 34). ANGLETERRK. M4TIONAL 6ALLEBV, k Londres. 1 0 2 . — N° 197 d » Catalogue d« 18Ga. — PHILIPPB IV D'BSPAGNE CHASSANT L E SANGLIER. La chasse a Iteu dans un enclofi, en avaoi duque! son I beauooup de 268 -VELAZymlZ ET SES «o¡re, préa de la tete du bteul; la Víerge le dé- couvre"; á droile, les bergers tn adoration offrent des prese oís selon leurs moyens, des agneaux, de* poulea, ele, Au loin, on apercoit Tange qui lea a guidés comme Vétoile de l'Epiphanie. Neuf figures de grandeur nalurelie. Toile H. 7 p. 7 p. L 5 p. 8 p. Ce lableau ful acheté pour la roí Louís-Philippe, par !e barón Tay- lor, du comte d'Aguilar, danx h famille duquel U etait reslé depuis 1K temps oü il fui peint. Cení une oeuvre de la premiere ¿poque, dans la simple manierenaluraliale du peinlre, dans le aljle de l'Espagnolei. Acheté 2,050 livres sierling par la National Gallery, a la vente de la colleclioi) de Louis-PhUippe a Londres, en 1853. a V. p. 37. M. \i»váol IMusíesd'AngUterre, e t c , 1860, p. 50) n'adople pas VtiLAZQL'EZ ET SF.S OÍUVHÜN. 269 nst de la premiare maniera do Velazquez. Nolre ami Louis Viardol, passionné pour le grand maltre espagnol, atmerail a ne le voir que dans des chefa-d'ieuvre. 11 a raison, — rjiata il a ton. Velazquez, Rpmbrandt, Rubens, Corrige, Títien, et antros que nous adorons, ont tous lalsaé certalnca ceuvres, bien authenliques, et d'une qualité se- condaire. K4. _ ROLAND MOHT. (I»as encoré catalogué.) B Un homme, encoré jeune, etla tele nue, couvert d'une cuiraase noire, vi tu de liauta-de-chausaes gris et de baa blancs, est élendu murl et sans (races de violences, au mílleu d'une grolle se mee d'osae- tncnls humains; aa main droite est placee íui* «on.corps, et la gauche sur la garde de son épée. En haul í a l a 'Voftfeune lampo de iu¡vre ,,u. ••«.,«. *(•«£, Cette bolle pcintiipe, dont le sujet n'est pas tonnu, décorait aulrefoia l'undes palaís du rol d'Espagne, ou elle étaít déaignée (on ne aait irop pourquoi) aous le titr« de H ola ni morí {Orlando muertv).» V. p. 184. Toile. II. i m. 6 c. L 1 m. 08 c. Vente Pourtales, 1863, n» 2 0 5 ^ Catalogue. Payé S7,000 franca. Gravó par Fiameng, daña la Gásetíe da Beaux-Arts. II y en a, dans la collection de M. Creroer, a Bruxelles, une bdle eo- pie ancíenne, achetéo en vente publique a Taris, córame original. CWtwu ih: 1IA1WPTOIM C O U H I , p r b s Londres. 106. — ti2. LA l'KMME DE I>DIL1P1'E IV, aaiav de Hen- nclUi-Marie, femiue de Charles I". Gea deux Isbleaui ne so ni peul-etre pas bien a uth en tiquea, s lis vienncnl au moins de son atelier, s'ils ne sont paa toul entiers de aa maiii; mais ila appartiennent a l'espece do «eux qu'on peul appeler de pacotüíe, et que le roi d'Espagne euvoyait en préaenl ou enichange am aulres souverains delachrelienlé. » (Louis Viardot, Musites á'An- Oleterrc,etn., 1SG0, p. 127.) 270 VF.LAZQEEZ F.T SES IlíUVIiKS. D L L U I C H COLLEGE, prüs Londres. 1 0 7 . — 194. PORTRAIT DU DUG DES ASTURIES {sic). Cite par Waagen.V. p. 223. 1 0 8 . — 222. PORTRAIT D'UN PI5TIT GARCON. De profi!. — Douteu*. 1 0 9 . — 3 0 1 . CONVERSIÓN DE SAINT P A U L . Bouteux. 1 1 0 . — U<)!>. POH.TRAIT DE P H I L I P P E I V . llrca£|uc dü profil el tourné \ers la gauche. Deliout, vu jusqu'aux Hi-noux. He la main dtoile avancéc, ¡1 tient le bülon de commandcmenl, et ¡latís la rimin. g||lelr&mn chaptau noir á granja borda. Le pour- poínt eet «l'uaTOí«>eimeUia,lea manches datis lea tons de perie. C'est clair ct tendré oomme le plus fin Melaii. Clicf-d'tpuvre de couleur el do dislinction Cité par Wa«geo. y. p. 223. D t c DU W E L L I W T O N , Apslej Ilouae, a Londres. 1 1 1 . — N" 110 du Calidogiio 1857 : DEUX PETITS GAR- 112. — 111. PAYSAGE AVEC DES DISEURS DE BONNE AVENTURE. C'est un marché, une foire; il y a des chevaus, des motilona et des groupea de personnages. 1 1 3 - 126. L'AGUADOR D E S É V I L L E Cité par Waagen... Voir p. 35 el252. V. ausal, n» fi7 de notre Cata- logue. On connall celie celebre composition, plusicura fois gravee : i aguador, deboui, de prolil a gauche, licnt une grosse cnlche d'eau; prts de luí, un pelit gar?on, vu de face. Sur une lable, une aulre crui-hp. Le tableau a enTlron 3 pied» et demi de haut sur preeque 1 metre de large. VELAZQUEZ ET SES «EDVI1ES. 271 114.—143. VUED'UNE V I L L E P 0 R T I F 1 É E , iivecboiui- cüup de figurines. G'est une félfi, une sorle de kermesse, aux aborda ü'une grande Tille. Le cíe] el la lumiire épandue parloul sont exlraordinaires. Un chef- 11S. — 1 5 1 . POHTBAIT DU PAPE LVNOCENT X. Cité par Waagen. V, p. 222. Buste, preaque i rol-corps. Superbe. Jlépétítion Olí porlrall de la galerie Doria, 11G. — 1 5 9 . P O R T R A I T D'UN GENTLEMAN. Cité par Waagen, qui ero i I y reconnallra le portrait .le Velaiquei [ui-mfme. V. p. 223. 1/homme — Tfllazqosz? — vu úr, Irois quarts et touraé i gauche, mouslaches noires, est d. D carado re admirable. 'U 117. — 1 6 8 . P O R T R A Í T DE I H A N G I S C O DE Q U E V E D O , le poüle. drandeur naturelle, en buatc. 11 portí . 140.—VliNUS. VELAZQl'EZ ET S1ÍS ÜíUVRES. 277 Eiposée a Manchester. V. la deBcriplion, p. 23G. Peinle pour le dúo d'Albe, comme pendanl i. une VÜritíí du Tition. Provenani de la galerie du prince da la pa\x. Pajee 500 livres elcr- ling. V. p. 193, IXUILEY, Eiq", secrétaire d'ambassade, 147. — L E GHIUST A LA GOLONKE. Le Christ nu, les áeon tras líes par une corda i une colonne, a'af- faisse par ierre etralourne la tele v«rs un enfant agcnouillé que lai présenle un ange debout. Figures de grandeur nalurdle. Superbe la- 1 4 8 . — PORTRAIT D'OLIVARES. Figure enliere ¡ de gramleur iiaturelle; dohoul. Provenaul i]e l'an- cien raunée espagnol úa Louvre. 1 4 0 . — PORTRAIT DE PHILIPPE IV, en costume do chasse. iÜO. — PORTHAIT DE L'INFANT DON FERDINAND D'AUTRICHB. Pendanl du pricédeni. Cea deus porlraita so ni des rípílilions dea rteus porlraíta du Muaáe de Madrid. Ilíl. — PORTRAIT DE L'INFANT DON BALTASAR GARLOS. Enliusle, graiideur nalurclle, 1 3 2 . — PORTRAIT DE LA REI.NE MARIAXNE. ün busle; w pea rouge. Cea ciuq lab leu us uul >:lé eiposés i¡ llantln'jlct. 278 VELAZQUEZ ET SES (EÜVRES. T. P . SMYTII, Esq«. 183, — PORTRAIT DE IIENRY DE HALMALE. Dchoul et de face. Crand chapeau do feulro noir, i plumes roufiss; po»rpoint ct suriout bigarrís, d'un ton inlraduisible, mCli d'or, d"ar- gén t et de perles, du gris au blanc, en passant par le jaune; grandei liotles mollea. Une main es I appuyée sur un báton. A gauche, sur le mimo plan, cheval blani, de tace, tenu par un ser vi te ur. Fonii de payaage, avecdes arbres, Coll. Purvis. í» pieds de haut sur 7 de largo. Exposé á ManciicBler. 8 I B THOMAS BARIA'C, 1Ü4. — Í'OIITRAIT D'UN HOMME DE GUERRE. Citó par Waagen. V. p. 223. IBS. — PORTRAIT DE PHILIPPB IV. CoiiTc d'un chapeau noír i plume rouge, armé et cuirassé, le roi esi montó aur un groa cheval marrón, & loriga crina, avec, lea jarabea blan' ches. Petit lableau haut rl'cnvíroa un demi-mhlre. G. A. 1IOSKI1VS, Rsq». 130. _ PORTRAIT DE L'ALCADE RONQUILLO. Figure cntiére; grandeur nalurelle. Un peu sombro. Eipoa¿ i Manehester. n E N R T F A R R K R , Esq«. 1ÍÍ7. — P O R T R A I T DB P I I I T J I ' P E I V . Fignre enlierc; grandeur natuvellcj Jebout. Provenant dú 1'aDcicn musée espagnol du Louvrc. VELAZOCEZ ET SfclS (EUVBES. 27Í ISO. — PORTRAIT DE LA PEMME DE PHILIPPE IV. Pendant du prócédent et mtrae proíenance. Egalement exposé a Manche Ble r. M esl probable que cea clens tableaux oiit passé de cheí M. Farre dans quelquo gaierie angiaiae. W . W . BlJülíOlV, Esq>, l i l i ) . — P O R T R A I T D'ÜN CARDINAL. Figure eutíere, de petitc dimensión. Exposé i Hanchesler. Cité par Waagen. V. p. 222. WTIVIV E I X I S , Esq«. ICO. — VUE DES ENVIRONS DE MADRID. On apercoil, dans le fond, )e. couvenl de VEscuríal. Exposé a Hanchesler W . KT1BUNG. Esq». l f i l . — PAYSAGE AVEC F I G U R E S . petile ébaucke exquise. 1 0 2 . — AUTRE P A Y S A G E . Pendanl du précédent. Toua deux ont élé exposéí it Mandiestcr. 103. _ PORTRAIT DE VELAZQUEZ. En mlmaturc. C'estle portrait reproduit en tute de 1'édLtion an glaUe. F . U'IIATN%N, Esq*. 1 G Í . — MIRACLE DE SAINT ANTOINE DE PADOUE. Kxnosé a Manchesler, un peu horí portw du repard. H. P. NICHOL», Es(|-, 1GÜ. — S A I N T JEAN. Cttll. Stamdish. Douleux. Exposé a Munclicsler. F. W. KltttTT, Eaq". 10G. — PORTRAIT DK JEüNB FIJXE. Deboul.cn piad. Culi, du roiGulllautne I I , de Hollante. Vcndii 4,680 ("rapes a la vente de H. Brctt, en 1864. Pour les autres Velazquez qui peuvent se trouver nn An- gleterre, voir le paragraphe II de l'Appendicti et les d i v m ouvrages fifi M. "VVaagcn. A l'exposition de la Brítish Institution un Í864, il y avoit quatre Velazquez, appartenant sans doute aux coUections ci-desaus mentionuées. Un petit chef-d'ceuvre que nous avons vu á París, l'année derniére, le Roi et la Jteine á cheval, et Velazquez aussi k die- val, derriére eux, a été acheté pour l'Angleterre. A la vente Davenport Bromley, 1863, l'Apparition des anges a'tx dergers, ríe l'fincien musée ospíiiínol, a été venHu™ 5,643 franes. BELGIQUE ET HOIXANDE. MUSÉE DE BBDXEH.ES. i í ! 7 . — N°n39 du Catalogue (le 180.1. 1'OHTÍtAITS DE DEUX ENFANTS. Faux, ainsi qu'un portrail de Rubcns, égalemcDt allríbué á Velnz- MUSÉE D'AMSTERDAM. lGfl. — N° 341 du Catalogue de 1864. PORTRAIT DE CHARLES BALTHAZAR, flls de Philippñ IV. Acheté en vente publique, 1828, Amslerdara, 31 florins. Ce Velsuquez ileBl Jlorins n'ealpas original. MUSÉE DE LA H 4 1 E . 169. — N" di() ilii Caídogiio. POHTRA1T DE CHARLES BALTHAZAR, fils do Phüippe IV. 170,—211. PAYSAGE(?) Ce paj-aage, catalogué comrae d'iin mallre intonnu, pourrait bien tire de Velüzquez. ALLEMAGNE. MIISÉE DE MUNICH. 1 7 1 . _ N°364 du Catalogue d> 1833 ( l " p a r t i e ) . f JEUNE BOHÉMIEN DEBOUT. II. 3p. T . 2 p . 5 p. - N'esi pas de Velaiquez. 172.— 366. PORTRAIT D'UN ESPAGNOL A MOUS- TACHES. 11. l p. 7 [i. i,, l ii. 3 p. 173.—307. 1'OIÍTIIAIT DU CARDINAL ROSPIGLIOSI. H. 1 p. 8 p . 1. I p. i 1/2 p. 282 VELAZQUEZ ET 9ES (EUVHE8. 174. — 372. LOTII ET SES FILLES. Figum. enüeres, degrandeur naturelle. II. 4 p. G p. L. 6 p . Gp. Est-ce lo tabteau catalogué dans la (¡alerte d¡0ríéam el acheté 500 livres sterlinR, par II. Hope, dout la vente eut lieu en 1816? A la vcnle de lord Horthwlck, 1859, un tabieau catalogué Lolh el sel fliks, par Velazquez, a été payé 3,840 franca. 17¡>. — 3 7 5 . P O R T R A I T D'üN GUERÍIIKH AVEC All- MURE ET CHAPEAD A PLUMES. H. 2 p . 7 p . L . l p. 7 p. 1 7 6 . — 3 8 0 . P O R T R A I T D'UN J E U N E RSPAGNOL. Coa tu me nolr, ( i p r e a rnl-corpg. II. 2 p. 9 p . L. 2 p . l p . l / 2 . 1 7 7 — 3 8 1 . BUSTE D'IIOMME. H. 2 p . l p. L . l p . C p . 1/2. n i J N E E » E V1BWNE. 178. — P. 104 du Catalogue de 1855. UN PAYSAN QUJ RIT, ct qui tient dans sa main droite un fieur. Denii-figure. Il.2p.8p.,1.2p. Paa trés-authentique. 17!). — 122. TABLRAU DE FAMILLE. r,a propre famiUe de Fsrílate, savoír : sa taróme doña J nana, filio de son maltre Francisco Pacheco, avec des eafants et d'aulrcs personnes, «al groupée au premier plan, tandis que luí-mEme pefnt daña son ate- lier au foud. - Douze ügares, 3/5 de grandeur naturelle. II. í p. 9 p. L. 5 p. 5 p. C'est le précieux ct superhe tableau pité p. 39 et ilécrll p. 17.). VELAZyiJEZ ET SES OiüVUES. 283 1 0 0 . —127. PORTRAIT DE PHILIPPE IV, roi d'Eapagnc. En c o s l u i n o n o i r , s a n a oracnenti; i] i| e n t un papier dans aa main droile nue, et sa main gauche, lenant le B a n [ d c ]' a u i r e m B Í n r e p 0 3 f l sur la garde de son épíe. - Figure vue jiis q ,,' a u j [ ~ e n o u x II. 4 p. L . 2 p . 8 p . Pcinl íans l'atelier de Velazquez, par quelqu'un de seg eleves a ' • t M. Viardot. l l í l . - 1 2 8 . P O R T I I A I T D E L ' J N F A N T D ' E S P A G N E DON IiALTAZAR C A R L O S , flls du roi P h i l i p p e J I V , d a n s son Deboui prés d'un fauteuil sur le dossier duqucl est appuyie sa main droitc. If. 4 p. L. 3 p. 2 p. 182.— 128. PORTRAIT D'UNE PRINCESSE D'ESPA- GNE, foutenfant. En robe rosee, debout prcs d'une table, aur laquelle un verre avec des lirurs. H. 4 p . L . 3 p . 2 p . 1 8 3 . — 1 2 8 . P O R T R A I T D ' U N E PIUNCESS1S D ' E S P A G N E . Debout prea d'un fauteuil sur lequel est «ouclié un pctit ctaien da r girón (Schoosshündchen). II.-íp. L. 5 p . 2 p . Suivant M. Slirllng (V. p. 157), « «ttó peWe princesa , est un garcon, Hnfant don Philip Procer, mort tontjeune, otla p d l u prin- CesS e qui lui hit pendan! eat i'infanie Marie-ílarguerite, la raí me qu'on voil ai. Louvre soua le nom erronfi de Marguerile-Thértse. Les deux pendania de Vienne sont d« la derniere ípoque de Velazquez. 1 0 4 . _ 161). PORTRAIT DE L'INFANTE D'IiSPAGNE MAFIIE-TUÉHÉSE, filie ác Philippe IV, of plus íard fcranifi fin roi dn Franco Louis XIV. En robe lilandie, et tenant aoa mouchoir dans la main f-auciie. — Fieurt! vue jusqu'aux genoux. II. i p. 1 p. L. 3 p. 2 p. Copie, suivantM. ViardoL ML8EE DE 1 8 3 . — N° 622 du Catalogue de 1862. P O R T R A I T D ' O L l - V A R E S , vfltu de noir et decoré de la croix verte de l'ordre d'Alcántara. II. 3p. Tp. t,. 3p. 3 p . « Acheté i, Moden? comme un original. ° Copie, siiivíBt M. Viardoi. 1 8 0 . — 6 2 3 . B U S T E D'UN HOMME, hiibüle de noir avoa u n cordón tui or. II. 2 p. 4 p. t / 2 . L.'2p. i Achelé i Modbne comme un original du Hubena. i De lécolc de van Dyck, suivsnt M. VUrdot. J 8 7 . — G24. K l H T R A I T D ' U N H O M M B , habiüé de noir, á mi-corjis. II. 4 p . 4 p . L. S p . l p . < Adieté ii Modfene córame pi¡ I V . Figure en lie re, ile gramleur nalurelle, deboul. Selle qualíié de Vclazquez. Colleclion du colonel von Sohopaler, oh le tablean útait vcnu de la nollection rayale áe Madrid. — V. Galerte Sa0piond/, par W. Barrer; l'aris, 1860. RUSSIE. MUSÉE DE I.IÍRÍIITAGE, ¡, Sainl-rélernbuiirg. lí>2. — N° 419 du Catidogun de 1804. ]>OHTRAIT DE PHILIPPlí IV. Figure cnliere, de grandeur natureile. Vente 5. — 421. PORTRAIT D'OLIVARES. Figure enliere, de grandour naturellff. MÉmevenlí, n« 121 du catalogue. Payés eiisemble 38,830 Dorina de Hollando (environ 80,000 franca). H. 40 p. 1/2. L. 28 p. Une réprlilion thcz le colonel llugh Baillie, a I.ondrei; une autre, 286 VELAZQÜEZ ET 8E8 (KUVIIES. de rancien musée espagnol du Louvre, a élé exposéu ii Manchester. — Vuir p- 11C. 194. — 418. LA TETE DU PAPE INKOGENT X. Probíblemüiit L'ítude d'apws na ture pour le célebre portrait üe h gglerie Doria, a Rome, H. 11 p . L . 8 p.1/4. 1 9 3 . — 420. P O l í T U A I T Dlí P m i J P P E IV, en Itnste. Gsleric Cuesvíliil. II. 15p. L. 12 p. 1/2. 1 9 0 . — 42a. POIITRATT D'OLTVATUíS, m ))ust.u. 197. — 4 2 3 . PETIT PAYSAN HUÍ H I T . Mt'mc galcrie. .... ][. li p. 1/8. L. 8 p . 1 9 0 . — 4 2 4 . VIEILLAHD A líAUDlí I1LANCIIE, lisaiit. Aiitlii:i)tieité doulens*. II. ir, p. 1/2. L.17p. 1/2- 100. —425. PAYSAGE AVEC FIGURES. Uouleui. M. Viarüut afürme hardlment que ce tabicau n'esl pj» deVriwqnu. H.lHp. 1/2. L. 18p. 1/4. 200. — 420. PORTUAIT PRESUME DE L'INFANT DON UALTHAZAH, Sgé d'environ doune ans, k cheval. Puurrail repi'tsenler un autre iofaiit et n'élre pas de Velazquez. 11.45 p. 5/4. L . 3 1 p . l / 2 , OALERIE LEUCUTGNBEqe, á Sainí-Pélerabourg. 201. — N" 97 du CiitiilogiiG. PORTHAIT B'HÜMME, vülu de noir. H.2p.9p.L.lp,llp. «.AIKltli; \UtASCIIKl V a Saint-Pétersbonrg. Ü02. — I'ETtT PORTRAIT DE PHILIPPB IV. Parall ólre seulemenl de l'ícolede VeUiquei (Estn.lt d« livre de V. Waagen aU r le musée do P E m i t a » et les aulres collMtions de Saint-Pclersbourg. in-8», Munich, 1S64) K I L E R I E TATIStOTCUMÜFF, ancit-n ambassa.ieur i Madrid 2 0 5 . — D E U X F I Ü U l l l í S A UNE I'ISIÍJÍTUE, k m i n j c t la fillü. o Helio eludo de Velazi|irei, qu'on ;illriliuo «rrotieniünt á MuriUo. » (L. Viardol, JI/WÍ'M d'Anglelerre, de iiuaie, tic, )8üO, p. 3Ü8.J 2 0 Í . — 1'OIITHAIT D E P U I U T ' I ' E IV, on b u s t o . IViit-Olre una «Imple reprojutiion raile dans l'*l«lier dumalire. 1 ÉUSBG » E FLORENCE. 20í!. — P0RTHA1TDK VELAZUUK/, parlui-m^ne. 20(í. — AL'TllE PUUTIlAiT. Q i o pcut ítre u e répátilioti failt dans fon atclier. » (L. Viardo u n FALAIS DORIA, i Romo. 2 0 7 . — PORTllAIT DINNUCENT X. l'rovenant de la maison paníllt. s Ce poriraH,qui €ut les lionneurs de la pronessipn etdu couroaneme a l'époque oii le íit Velaiquei, c'est-k-dire lors do son aecond yojago 28N VELAKÜUE2 I]T SEN (EUV11ES. lloran (en 1048), eslíe meilleur ouvragc de recolé espagnole quepuisso oRVir loule n i u l i e . Celtc figure rouge, cncadrec entre une caloUe rouge el un mantean rouge, sur un fauleiiil rouge et contre une lenlurc rouge, pré^ntall une eiTrayanle difficullé, que Velaiquez a, córame toujours, abordes satis crainle el surmoalée viclorluuaenient. c (L.Viar- dol, Musées d-ltalie, 1800, p. 261.) Voir ílans la serie du Catalogue les nombre uses rípéülions de cu porlraít célebre. Dáosla BevwdesDeucc Mondes, 15 janvíer 1865, p. 293. M.Taine, parlan! des lableaux qui decoren t le pala i s Doria á Rorae, s'esprirae aiiiii : i nuisveaux duna le fond, de nouveaux accesioires aun lambrls et mfime au premiar plan; par exemple, un vaw au lieu du cnat, qui se tro uve a gánete de la fileuse • ion rouct. 2 1 8 . — ADOHATIUN DES BERGERS. i Grande pcinlure, de la premiere rüaníurej el qui rappeHü VAdoratiun de rancien musée Espagnal, aujourd'hui en AngleltTri'. 2 1 9 . —DES PO1SSONS. 2 2 0 . — UN BUSTE D'INFANTE. Peitildans l'alclier de Velazquez, prübaiilcraenl par Mazo del Mar- de la gsleriu Unluaw, achelÉeen bloe B|, JAMEN DE S a l . —PORTHAIT KUÜ15STHK DE DO.V I.UIS DE HA 110. Acheté, i te YMite ile lord Norlhwick, 23,920 franca. 2 2 2 - 2 2 5 . — DBUX P O R T R A I T S D'INFAIN'TBS. 224. — 1"O11.TRAIT DE P H I U P P E IV (?). « . LE COBITE MAI8ON 22Í1. — Un SíNGB príis d'nn paninr i-ísmpli rln íruits cX defleurs, ÍJU'Ü disperso. 22<í. — Un AMOUR rcnvcrsant une slatuo e.t un natel dí:- diús au tlicn Piín. Pendan! du precedo til. 2 2 7 . — Un PANIER embulló, avec un pntil coq nUachí a 2 2 8 . - Un nutre PANIER, avnc des pigoonH el un kpin «Ita- ches fi l'anse. Pcndant du précédent. PluBÍeurs portraüs attril)ués íi VfiJazqnez : 229-250 — PH1LIPPE IV .IKIINIÍ, H CAIU.OS. Rípílitions (?) <¡i-.s porlrnils rtu nmaéü (ín Marlwd. 2 3 1 . — UNE INFANTE (?). 252. — POHTHAIT DB L ' I N F A N T E MARIE-THÉRÜSG, lilln df, Pliilippfi IV et devonue femme dfi Louis XIV. Belle qualité. — Collection Louis Viardol. 2 5 3 . — T E T E DE PHIL1PPE IV. encoré allribués i Velazquei. M EIJDOXE M 4 R C H . L E , 2 3 4 . — POHTIIAIT 1)U JVfNFANTM MARCiUElíITK- THÉRKSE. En buste, de grandeur naturclle. Vue de troi? quarls, lournéc ven la gauclie. Rolle noire et crevés blanca, grande colleretle blanche, un collier de pe ríes, un lueud de ruban blanc dan» les cheveus. H. 0",62. L. 0m,5fi. H. L E t O J l T K nr. tiKHHLKR, anrfi:i] .nralms^dcur de Russin 23¡>- < 25tí. — L'n POHTHAIT DUOMMIi ct un P A Y S A G E . Attribués A Vtlaiquei. 2r>7. — N° 464 du Catalogue. Portrait f;n hustfi et vu álli ctimii sont ippaiLinmpnt ci ux qu'on trouve daña les collectíons actuellement existantes. Nous ne sommes pas, d'nilleurs, édifiús sur leur authenticité". Voici, par exRmple, l'indication ríe treize tableaux ou des- sins, donnée par Charles Blanc dans le Trésor de la curiante T . 1 , p. 197. Vente du diic de Choiseiü un 1772. Mars el Ve»Mí;lH51ivres. — 284. — Mariette. Mort rovi!i)ant de la collection Aldobran- dini Borghesc. — -120. — Al. Lenoir, 1837. Exhumatton deplusieurs bienheurcitXi dessin. — 426. — Mazaredo, 1837. Portrait d'/nnocent A'. — 451. — Aguado. Une Dame en robe carmélite, adieté par lord Hartford {llertford); Portrait d'un corregidor; 1,600 franca. — 47H. — du rol Guillaume II. Pfiilippe IV <1 le ;, conde d'Olioares, deux tableaux, 38,830 llorína. VKUIODII ET SKS íEOVKKS. 29S T. II. p. 508. V e l e (Mlin, 1 S 55. M.Hyr, de «mi, Ag.th,, esijuisse; 1,000 franca. m/ippe IV d Dlimra, de h g.-üeri» ,]„ r o ¡ Gniltamo •uní. mainlcnant a rErmitagc, comme on l'a vil • la Dami ñ rote nrmélil, ost chcz lonl Ilertfori. Mai, co Porlrait d, í ' , w « « , p , , r MAu.inc, f.ut-il , c r 0 ¡ r e > , M l g r í ^ ^ ^ (lo Lcbnin ? Et co \dazque: ü 32 livpcs, dans la vente Chevi lior, commonl, ]c pictidro pour un original f NmiH nmllnucroiu, du reste, a rccueillir dos notes >nr les ''"'í I"1 lii'iivont ítr» disperses dan«los coltalompar- •'• '''• ™ O 1 S it'rao nouvollis édition, nous espiraos '•"iiil'IrtiTiiTiitalopin TABLE I. Uslampes, d'apres Velazquez II. Les Vdazquei des collectioiis anglaises (d'apres M. W u g u ] III. Eiirails des crlilques franfíls íur Velíiqiiez, . . . IV. Catalogue des peintures de Velaiquei exlslanl au- jourd'bui dans i d minees ct les colletlions de l'Europe líiiiiii