La vigne serait claire le raisin lourd
la vigne serait claire le raisin lourd
comme si le malheur n’avait plus de prise
quand il nous atteint, et qu’il nous serre
dans la séquence infinie de sa venue
de son retour – et c’est toi que je dévisage
il y a des papillons blancs sur tes lèvres
et devant tes yeux, avec les appelants
de la foudre, les prémices d’un désastre clair
frange d’ébriété d’un sol d’humus et de feuilles
où je sombre en m’allégeant de l’odeur
toi et moi nous étions sur le point d’atteindre
cette précocité rayonnante, ce survol
éphémère plus loin que le fond du ciel



Clara fóra la vinya i pesant el raïm
com si la desgràcia no ens pogués tocar
quan ja ens ateny i ens va cenyint
en la infinita seqüència del seu venir
i el seu retorn – i és el teu rostre que fito
hi ha papallones blanques als teus llavis
i davant dels teus ulls, amb els reclams
del llamp, premisses d’un desastre clar
marge d’embriaguesa d’un sòl d’humus i fulles
on m’enfonso desllastant-me d’olor
tu i jo estàvem a punt de tocar
la precocitat resplendent, l’efímera
volada més enllà del fons del cel